La rançon de la félonie

« Le temps seul est capable de montrer l’honnête homme, tandis qu’il suffit d’un jour pour dévoiler un félon ». Sophocle, poète tragique grecque.

La justice européenne vient d’infliger un nouveau camouflet au Makhzen. Lui qui a tant œuvré et manigancé avec ses alliés pour donner du crédit à l’exploitation illégale des richesses sahraouies vient d’être doublement débouté. Le Tribunal européen lui a refusé le droit d’élargir ses accords commerciaux agricoles et de pêche avec l’UE au Sahara occidental. Cela remet en cause l’activité des entreprises européennes, voire l’ensemble des multinationales qui exploitent indûment les richesses du Sahara occidental. Mieux encore, la Justice européenne a rendu un arrêt dans lequel elle ne reconnaît pour seul représentant du peuple sahraoui que le Front Polisario. Cela doit faire mal, très mal au maître du palais royal.

Affaibli par la maladie, les intrigues de palais et les troubles sociaux en gestation, la multiplication des échecs et l’isolement diplomatique ne font qu’ajouter à l’embarras du roi. Et ce n’est ni son alliance avec l’entité sioniste et encore moins les mensonges distillés par son « dhoubab » et ses ONG qui y changeront quelque chose. Car les faits sont têtus.

C’est le tragique de la destinée des félons. Leur existence est tributaire de la tromperie, le mensonge et le crime. Cela résume parfaitement l’histoire du palais royal. Un narco-État, toujours prompt à soutenir les réseaux criminels et les groupes terroristes.  Mais, si la grande Histoire doit nous apprendre une chose, c’est que la félonie fait le lit des perdants.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.