Le poids des mots

« Chaque mot est un préjugé. » Friedrich Nietzsche, philosophe allemande.

Quelle mouche a donc piqué l’Agence France presse ? L’agence de presse publique française a ouvert ses colonnes à une organisation terroriste. Une organisation qui s’emploie à lever des fonds pour financier des attaques armées, qui achète des armes pour s’attaquer à des populations et qui est d’ailleurs passée à l’acte l’été dernier en investissant dans le pyro-terrorisme et dans le lynchage d’un jeune artiste qui a voulu dénoncer les actes du MAK.

Voilà des faits. L’AFP qui s’est attribué le titre de leader du fact-cheking a, cette fois, oublié de vérifier les faits, des faits documentés et assis sur des preuves, avant de relayer de manière irresponsable la désinformation du MAK. Le plus grave est qu’elle l’a fait en utilisant des éléments de langage qui prêtent à confusion. Ne serait-ce pas au final l’objectif recherché ? Celui de décrédibiliser l’action menée par les services de sécurité algériens.

Il est vrai que l’agence de presse est devenue maître dans l’art de déformer les faits par les éléments de langage, les concepts et les mots utilisés. Elle le fait lorsqu’elle traite de la question palestinienne et qu’elle décrit les résistants palestiniens de « méchants terroristes » qui s’évertuaient à agresser des « Israéliens pacifiques », alors que tout le monde sait qui est l’agresseur et qui est la victime.

Tout comme elle use de ses techniques de manipulations du langage pour dédouaner le MAK, elle tente de dresser un tableau enjolivé du Makhzen et de redéfinir sa nature. Ce matin par exemple, nous lisions une dépêche de l’AFP qui décrit « l’Eswatini » comme « dernière monarchie absolue d’Afrique ». Les journalistes de l’agence de presse auraient-ils donc oublié l’existence d’une monarchie qui possède, au sens littéral du terme, un pays et son peuple : le Maroc ?

Cette attitude ne peut entrer que dans un seul cadre celui de la manipulation de l’opinion au sens établi par le concept de l’hégémonie culturelle d’Antonio Gramsci. Le même concept qui  a donné naissance à la métapolitique de la droite occidentale dans le seul objectif de donner un justificatif au discours raciste, au colonialisme, au néocolonialisme et à la croisade « démocratisante », sous le couvert de l’ingérence humanitaire. Une croisade qui n’a laissé derrière elle que mort et destruction.

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