Aiguiller l’action publique

Le Conseil national des statistiques a été installé, hier, dix ans après sa création. Mieux vaut tard que jamais, comme dirait le proverbe. Car l’installation du CNS entre dans une démarche plus globale. Celle de la réhabilitation des instances consultatives et des organes de contrôle des politiques et de l’action économique. L’instance du CNS intervient après celle des membres du Conseil national économique, social et environnement et précède la consolidation du rôle de la Banque d’Algérie qui devra retrouver son indépendance grâce au prochain amendement de la loi sur la monnaie et le crédit, ainsi que la réhabilitation de la Cour des comptes dans ses missions véritables. 

Il est clair que les réformes économiques passent d’abord par la réforme des institutions. Des institutions qui devront désormais éclairer les politiques économiques. Il n’est plus question de naviguer à vue, ni de soumettre les politiques économiques et les lois de la République aux humeurs et aux intérêts du jour. 

L’Algérie ambitionne aujourd’hui de jeter les bases d’une économie moderne, diversifiée et qui peut lui permettre de se hisser en bonne place sur l’échelle des valeurs mondiale. Elle a besoin d’un modèle économique. Elle a surtout besoin de son propre modèle économique. C’est en ce sens que des institutions et des outils d’aide à la décision qui peuvent aiguiller les autorités publiques et qui ont surtout le pouvoir d’évaluer et de contrôler l’action publique sont l’essence de la réforme. C’est là la base du changement escompté. 

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