Contrat social

Le Gouvernement vient de décider de reconduire le dispositif sanitaire actuel pour dix jours. Un dispositif qui n’impose pas de confinement certes, mais qui s’accompagne de mesures visant notamment à imposer le respect des gestes barrières et à encourager nos concitoyens à se faire vacciner. Car la situation inquiète. Les hôpitaux sont pris d’assaut et arrivent à saturation. La hausse inédite du nombre de cas quotidiens recensés par le ministère de la Santé donne des sueurs froides aux autorités sanitaires, lesquelles misent pour l’heure sur la sensibilisation afin d’amener cette prise de conscience collective afin de faire face à la pandémie. Une prise de conscience qui tarde à venir. D’où l’impatience qui commence à prendre place et nous incite à nous interroger s’il n’est pas temps d’opter pour la coercition. Cependant, il n’est pas sûr que le bâton puisse donner plus de résultats que la carotte. 

Il n’y a qu’à se pencher sur les politiques menées jusqu’à présent en matière de sécurité routière. Les mesures extrêmes de retrait de permis, voire les poursuites judiciaires et les peines de prison prononcées contre les auteurs d’accidents ayant entrainé la mort de victimes innocentes n’ont pas permis d’imposer un comportement routier responsable. C’est l’aveu même du Gouvernement qui a décidé de lever les procédures de retrait de permis, avant de mettre en place des solutions alternatives. 

Or, pour trouver des solutions adaptées, il est nécessaire de se pencher, en amont, sur l’origine du mal. On peut pointer du doigt la responsabilité de tout un chacun. Mais le mal est profond, car l’impression est nette que cela a un rapport avec la forme du contrat social qui prévaut dans notre pays. Si nos aïeux ont de tout temps pu vivre en communauté, dans  le respect mutuel, en harmonie et en solidarité, ils l’ont fait sur la base d’un contrat social assis sur un ensemble de règles morales, religieuses et sociales qui garantissaient les libertés, mais définissaient aussi les responsabilités individuelles et collectives. Or, cela semble avoir laissé place à une forme d’anarchie qui n’a rien de constructif.

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