Une question de principe

“Sans principes communs, ce n’est pas la peine de discuter.” Confucius, Homme d’Etat et philosophe chinois.

L’Algérie affiche clairement sa position concernant l’île chinoise de Taïwan. Ce week-end, dans un entretien à des médias chinois, l’ambassadeur d’Algérie à Pékin a assuré que l’Algérie ne croit qu’au seul principe d’une seule Chine, unique et unie. La position exprimée par le diplomate algérien n’est pas nouvelle. Ce dernier n’a en fait réaffirmé qu’une position de principe de la diplomatie algérienne et qui se conforme aux résolutions des Nations unies et de la légalité internationale. Elle réaffirme la constance de l’Algérie et de ses positions depuis six décennies. L’Algérie a joué un rôle clé dans l’entrée de la République populaire de Chine aux Nations unies, en 1971, en reprenant au gouvernement parallèle établi à Taipei le siège qui lui revient de droit à l’ONU et au Conseil de sécurité. L’Algérie a surtout milité pour le droit et son application. Elle milite aujourd’hui pour l’indivisibilité de la Chine comme elle l’a fait par le passé et comme elle le fait dans le respect du principe d’intégrité territoriale des États, pour l’achèvement des processus de décolonisation en Afrique, et pour le respect du droit des peuples notamment palestinien et sahraoui à disposer d’eux-mêmes.

Elle milite pour des règles à même de garantir la paix et s’oppose à l’instrumentalisation d’un certain sécessionnisme entretenu pour alimenter la déstabilisation et qui a pour seul objectif d’obtenir des gains géopolitiques. Les politiques menées depuis la fin de la Guerre froide, et plus encore depuis la Guerre fraîche n’ont été assises que sur la création de divisions artificielles dans la finalité de contenir les empires émergents. C’est ainsi que durant la guerre froide la péninsule coréenne a été divisée en deux, que l’on a tenté une division du Vietnam et que l’on a tenté vainement d’imposer le gouvernement en exil de Tchang Kai-Tchek et sa « République de Chine » en exil à Taïwan comme représentant de la Chine.  A l’époque la manœuvre était justifiée par l’Occident par « l’impératif de contenir la menace communiste ». Aujourd’hui, on recourt aux mêmes subterfuges usités pour mener une croisade pseudo-démocratisante. Or, il est clair aujourd’hui que le soi-disant « Monde libre », mené par l’Oncle Sam ne supporte, en fait, aucune concurrence et qu’il est prêt à user de tous les moyens, même les plus pernicieux pour contenir les puissances susceptibles de remettre en cause le système hégémonique qu’il a mis des décennies à imposer.  Des principes, il en est question aujourd’hui. Des principes de démocratie à l’occidentale, il est difficile de discuter lorsqu’on voit de quelle manière ils sont instrumentalisés tantôt et comment ils sont ignorés un autre au grès des intérêts en jeu. Il ne reste que les principes de respect de la légalité international pour restaurer les équilibres et garantir que l’on puisse vivre dans un monde plus sûr. 

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