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Ghaza : L’ONU alerte sur une « crise humanitaire complexe »

La population de la bande de Ghaza continue de faire face à « une crise humanitaire complexe », près de trois ans après le début de l’agression sioniste génocidaire, a averti le coordinateur spécial par intérim de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient, Ramiz Alakbarov. Cet avertissement intervient alors que les frappes de l’occupation sioniste se poursuivent sur le territoire. Depuis mardi, douze Palestiniens y sont tombés en martyrs et 42 autres ont été blessés, selon des sources médicales. Dans un entretien accordé au Centre d’actualités de l’ONU, le responsable onusien, également coordinateur des affaires humanitaires dans les territoires palestiniens occupés, a relevé la persistance des problèmes liés à l’eau, à l’assainissement, à l’hébergement et à la gestion des déchets. Il a aussi pointé la dépendance croissante des habitants à l’aide humanitaire et aux transferts monétaires, dans un contexte marqué par l’absence de reprise du marché du travail. Les Nations unies, a-t-il précisé, poursuivent leurs activités dans les domaines de l’eau et de l’assainissement, de la santé, de l’enlèvement des décombres, de l’éducation et du soutien aux agriculteurs. Plus de 300 000 enfants bénéficient d’un enseignement dans des espaces temporaires, tandis que seule une superficie limitée reste accessible aux activités agricoles. M. Alakbarov a également indiqué que l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) continue d’opérer à Ghaza malgré les restrictions sionistes qui lui sont imposées. Plus de 8 000 personnes seraient toujours portées disparues sous les décombres.

Au-delà des chiffres, les habitants de l’enclave expriment des souhaits simples, a rapporté le responsable onusienn, ceux de ne pas passer un nouvel hiver sous des tentes, retourner dans les écoles et sur leurs lieux de travail, contribuer à la reconstruction de leur société et retrouver l’eau, l’assainissement et l’électricité.

Sur le terrain, pourtant, les bombardements n’ont pas cessé. Mardi, au moins sept Palestiniens sont tombés en martyrs, rapporte la Défense civile, soit deux hommes à l’ouest de Ghaza-ville, trois dans deux frappes de drones sionistes à Jabalia, dans le nord, un à Deir al-Balah, dans le centre, et un dernier dans la soirée, lors d’une attaque de drone contre une habitation à Ghaza-ville. Mercredi, une Palestinienne a été tuée dans un raid aérien visant un immeuble d’habitation près du complexe médical Al-Shifa, avant que cinq autres Palestiniens ne tombent en martyrs et que 13 ne soient blessés dans une frappe ayant ciblé un véhicule dans le quartier de Tel Al-Hawa, a indiqué l’agence Wafa. Les chars sionistes ont, par ailleurs, intensément bombardé les zones méridionales de Khan Younes. Le dernier bilan des autorités sanitaires palestiniennes fait état d’au moins 74 032 martyrs et 175 142 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023. Neuf corps et 31 blessés ont été transférés vers les hôpitaux au cours des dernières 24 heures. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 10 octobre 2025, 1 431 Palestiniens sont tombés en martyrs et 5 026 autres ont été blessés dans les frappes de l’occupation, tandis que les corps de 834 martyrs ont été récupérés. En Cisjordanie occupée, la situation est qualifiée de « très tendue » par le coordinateur onusien, qui fait état de la poursuite de la colonisation, des violences, des restrictions à la liberté de circulation et des pressions économiques. Les Nations unies y fournissent des subventions, des aides en espèces et un soutien juridique aux familles et aux communautés touchées.

L.S.

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