Blocus criminel contre Ghaza : L’UNRWA tire la sonnette d’alarme
Alors que les négociations indirectes entre le Hamas et l’entité sioniste sreprennent à Doha sous l’égide des médiateurs qatari et égyptien, la situation humanitaire catastrophique dans la bande de Ghaza continue de se détériorer dramatiquement, révélant l’ampleur d’un génocide programmé qui se déroule sous les yeux d’une communauté internationale impuissante ou complice. Après 21 mois d’une agression génocidaire sans précédent, le bilan humain atteint des proportions effroyables : 57.418 martyrs et 136.261 blessés selon les derniers chiffres des autorités sanitaires palestiniennes, avec une escalade qui ne connaît pas de répit. Ces dernières 24 heures ont encore apporté leur lot de souffrances avec 80 nouveaux martyrs et 304 blessés acheminés vers les hôpitaux de Ghaza, témoignant d’une machine de guerre sioniste qui ne s’arrête jamais. Parmi les victimes récentes, 17 Palestiniens sont tombés en martyrs dimanche dans des bombardements ciblant des civils déplacés, dont dix dans le quartier de Sheikh Radwan au nord de Ghaza-ville, révélant la stratégie délibérée de l’occupation de s’attaquer aux populations les plus vulnérables.
Le blocus humanitaire imposé par l’entité sioniste depuis le 2 mars dernier constitue une arme de destruction massive d’une efficacité redoutable. Philippe Lazzarini, commissaire général de l’UNRWA, tire la sonnette d’alarme face à cette asphyxie programmée : « L’enclave est fermée à l’approvisionnement en carburant depuis plus de 4 mois. Sans carburant, les déchets s’accumulent, l’eau potable s’épuise, les cliniques ferment, l’électricité et les télécommunications sont inégales. » La dimension la plus cruelle de cette guerre génocidaire se révèle dans le sort réservé aux plus innocents : les nourrissons. Selon le quotidien britannique The Guardian, des centaines de bébés risquent de mourir en raison d’une grave pénurie de lait infantile, fruit d’une politique délibérée de l’occupation sioniste qui fait la chasse aux produits destinés aux nouveau-nés. Le Dr Ahmad al-Farra, chef du service de pédiatrie de l’hôpital Nasser de Khan Younis, témoigne de cette tragédie : « Je ne peux pas décrire à quel point la situation est désastreuse. Actuellement, nous avons assez de lait infantile pour environ une semaine, mais nous avons aussi des nourrissons à l’extérieur de l’hôpital qui n’ont aucun accès au lait. C’est catastrophique. » Les autorités sionistes confisquent systématiquement les boîtes de lait en poudre des médecins étrangers tentant de les faire entrer à Ghaza, révélant une stratégie d’affamement ciblée des plus vulnérables.
Cette famine organisée a déjà fait 66 victimes parmi les enfants palestiniens, tandis que sur le marché parallèle, une boîte de lait maternisé coûte désormais 50 dollars, soit dix fois le prix normal. Les mères, elles-mêmes gravement malnutries, ne peuvent plus allaiter, aggravant encore la crise. Nourhan Barakat, 25 ans, mère de trois enfants déplacée à Khan Younis, témoigne : « J’ai pu l’allaiter naturellement pendant un mois, mais faute de nourriture, je n’ai plus pu continuer. »
Dans ce contexte apocalyptique, les négociations de Doha suscitent un espoir prudent. Le Hamas a indiqué être prêt à « engager immédiatement » des négociations sur la proposition de trêve parrainée par les États-Unis, comprenant une trêve de 60 jours avec la libération de 10 otages encore en vie en échange de prisonniers palestiniens détenus dans les geôles sionistes. Les exigences du mouvement de résistance portent sur les modalités du retrait des troupes d’occupation de Ghaza, les garanties d’arrêt des hostilités après les 60 jours, et une reprise en main de la distribution de l’aide humanitaire par l’ONU et des organisations internationales reconnues.
Cependant, ces négociations se déroulent dans un climat de méfiance totale, l’entité sioniste ayant déjà violé l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 19 janvier dernier en reprenant son agression le 18 mars. Cette récidive dans la violation des accords internationaux illustre parfaitement la stratégie sioniste qui consiste à utiliser les trêves pour se réorganiser militairement tout en poursuivant l’objectif final : l’effacement de Ghaza et de son peuple.
L.S.