Ouverture de la 15e édition du salon ERA : Au cœur de la transition énergétique
Le Centre des Conventions d’Oran accueille depuis lundi la 15e édition du Salon des Energies Renouvelables, Energies du futur et Développement durable lequel réunit une centaine d’exposants dans une configuration inédite qui mêle champions nationaux et poids lourds internationaux. Présidée par Abdelkrim Ouamer, directeur central HSE du groupe Sonatrach, l’ouverture du salon a rassemblé institutions nationales, entreprises étrangères et experts du secteur. « ERA constitue un carrefour stratégique favorisant les échanges entre les acteurs économiques et institutionnels, avec pour objectif de promouvoir les partenariats et les contrats de coopération, notamment entre les entreprises privées et les grands groupes nationaux », a déclaré le commissaire du Salon, Mendili Abdelmadjid. Une formulation qui traduit la volonté algérienne d’impliquer son tissu économique privé dans une transformation énergétique jusqu’ici pilotée par les mastodontes publics.
Placée sous le thème du mix énergétique, cette édition met en lumière trois axes prioritaires selon les organisateurs : les énergies renouvelables, l’hydrogène vert et la décarbonation. Un triptyque qui reflète les ambitions d’Alger de diversifier son modèle énergétique tout en préservant sa rente gazière et pétrolière, poumon de l’économie nationale.
Au-delà des géants énergétiques attendus, le secteur des ressources en eau s’invite dans les débats avec la présence d’ADC, SEAAL, l’ANBT et le groupe Gerhyd. La recherche scientifique mobilise quant à elle le CRTSE, le CDER, des universités et écoles polytechniques, témoignant d’une volonté d’ancrage académique des projets de transition.
Les secteurs bancaire et assurantiel figurent également parmi la centaine de participants, signe que le financement de ces transformations devient un enjeu central pour des projets dont les tickets d’entrée se chiffrent souvent en centaines de millions de dollars.
Sur trois jours, 19 communications et panels aborderont les aspects techniques d’optimisation des projets, les questions organisationnelles et le cadre légal, avec notamment l’intervention de la Commission de Régulation de l’Electricité et du Gaz. « Les débats porteront sur le partage d’expériences de terrain par les partenaires et opérateurs économiques », précise Mendili Abdelmadjid, insistant sur la dimension opérationnelle des échanges. Au-delà des contrats potentiels, les organisateurs affichent une ambition plus large : « offrir une plateforme d’échange aux experts et décideurs afin d’identifier les défis du secteur énergétique, de proposer des solutions concrètes et d’accompagner les politiques publiques en matière de transition énergétique en Algérie, tout en sensibilisant la jeune génération aux enjeux du développement durable ». Un objectif qui traduit la conscience que la transformation ne sera pas que technologique, mais également culturelle et générationnelle.
Amar Malki

