Université : Les inscriptions ouvertes le 22 juillet
Le calendrier de la rentrée universitaire 2025-2026 est désormais fixé. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a annoncé lundi à Alger que les préinscriptions des nouveaux bacheliers débuteront le 22 juillet, soit deux jours après l’annonce officiel des résultats du bac prévue dimanche prochain, marquant le coup d’envoi d’une procédure entièrement repensée qui reflète les nouvelles orientations stratégiques du système universitaire algérien. Cette rentrée universitaire s’annonce particulièrement significative par l’ampleur des transformations engagées. Le calendrier s’étale sur un mois complet avec des préinscriptions du 22 au 26 juillet, suivies de la validation du 27 au 29 juillet. Les nouveaux étudiants connaîtront les résultats des orientations vers les différentes spécialités universitaires le 5 août prochain, pour procéder aux inscriptions définitives prévues du 10 au 15 août. Cette organisation temporelle traduit la volonté du ministère d’accompagner au mieux les futurs étudiants dans leurs choix d’orientation. L’orientation stratégique la plus marquante de cette rentrée concerne la répartition des spécialités. Selon la circulaire ministérielle, « 65% des nouveaux bacheliers seront orientés vers des spécialités scientifiques, technologiques et d’ingénierie, conformément au programme du gouvernement, issu du programme du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant l’édification d’une Algérie de la connaissance », a précisé le ministre. Cette orientation massive vers les filières scientifiques et technologiques témoigne de la volonté des autorités de répondre aux besoins du marché du travail et de développer une économie basée sur la connaissance et l’innovation.
La digitalisation constitue l’autre axe majeur de cette transformation. Les inscriptions universitaires ont été renforcées cette année par des supports numériques, notamment trois plateformes s’appuyant sur les algorithmes et l’intelligence artificielle, afin d’accompagner les nouveaux bacheliers dans ce processus. Cette modernisation technologique s’étend également aux services connexes puisque « les demandes d’hébergement, de bourse et de transport universitaire ont également été numérisées via le système d’information intégré Progess », selon le ministre. Pour faciliter l’orientation des futurs étudiants, des portes ouvertes virtuelles seront organisées sur l’ensemble des 117 établissements universitaires, du 16 au 22 juillet. Cette initiative permet aux nouveaux bacheliers de découvrir les spécialités proposées et de faire des choix éclairés avant leur inscription définitive.
L’une des innovations les plus remarquables de cette rentrée concerne le domaine médical. La formation en sciences médicales a été renforcée par la création d’une Université nationale des sciences de la santé à Alger. Plus encore, à compter de la prochaine rentrée universitaire, « les étudiants en première année de sciences médicales pourront s’inscrire dans un double cursus leur permettant d’obtenir une licence d’anglais médical parallèlement au diplôme de sciences médicales », a annoncé M. Baddari. Cette mesure répond aux exigences internationales du secteur médical et prépare les futurs praticiens à évoluer dans un environnement scientifique mondialisé.
L’expansion des capacités d’accueil témoigne de l’ambition du système universitaire algérien. Le ministre a fait état de la réception prochaine de « 28.000 nouvelles places pédagogiques, ce qui portera la capacité d’accueil totale à 1.616.000 places pédagogiques », ainsi que de « 9.500 nouveaux lits ». Cette augmentation substantielle des infrastructures permet de répondre à la demande croissante d’enseignement supérieur tout en améliorant les conditions d’étude des étudiants.
La formation des enseignants constitue également un enjeu majeur de cette rentrée. Afin de répondre aux besoins du secteur de l’éducation nationale en matière de formation des enseignants, « 25 annexes et 26 espaces de formation ont été créés au niveau des universités pour assurer la formation de 32.000 enseignants à l’horizon de l’année universitaire 2030-2031 », a précisé le ministre. Cette planification à long terme illustre la vision stratégique du ministère pour répondre aux défis éducatifs du pays.
Ces transformations s’inscrivent dans une démarche globale de modernisation du système universitaire algérien. Le ministre a souligné que la prochaine rentrée universitaire « verra l’introduction de nouvelles offres de formation, en application du programme du président de la République visant à promouvoir l’économie de la connaissance ». Cette orientation stratégique place l’université au cœur du développement économique et social du pays, faisant de l’enseignement supérieur un levier essentiel pour la construction d’une société de la connaissance. Lyna Larbi