Une nouvelle flotille Sumud prend le départ le 29 mars vers Ghaza
Alors que l’entité sioniste poursuit le blocage de l’aide humanitaire vers la bande de Ghaza depuis mars dernier malgré une trêve fragile, la flottille humanitaire mondiale Sumud annonce le départ d’un nouveau convoi de Barcelone le 29 mars prochain avec des milliers de participants, dont plus d’un millier de professionnels de santé et des enquêteurs spécialisés dans les crimes de guerre, tandis que l’UNRWA avertit que la réouverture partielle du passage de Rafah ne suffira pas à mettre fin à la catastrophe humanitaire qui ravage l’enclave palestinienne depuis plus de deux ans d’agression génocidaire. La situation sur le terrain demeure dramatique. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 71.851 martyrs et 71.626 blessés, en majorité des enfants et des femmes, selon les derniers bilans communiqués par les sources médicales palestiniennes. Derrière ces statistiques se cache une réalité bien plus terrible encore, celle d’une population entière soumise à un blocus délibéré qui transforme chaque jour davantage Ghaza en un immense camp de la mort à ciel ouvert. L’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine a confirmé jeudi que les stocks d’aide humanitaire continuent de s’entasser dans les entrepôts d’Égypte et de Jordanie, dans l’impossibilité d’atteindre leurs destinataires. Ces approvisionnements vitaux comprennent des denrées alimentaires, des articles d’hygiène, des médicaments et des matériaux d’abri, tous prêts à être acheminés mais délibérément bloqués par l’occupation sioniste qui poursuit sa politique systématique d’empêchement de toute aide destinée aux Palestiniens. L’agence onusienne a insisté avec force sur l’urgence absolue de la situation, affirmant qu’il n’y a pas de temps à perdre pour sauver la population de Ghaza et que la communauté internationale ne doit pas permettre qu’une telle situation perdure.
Les récentes annonces concernant la réouverture du passage de Rafah à la frontière avec l’Égypte apparaissent comme une manœuvre de communication plutôt qu’une véritable solution. Jonathan Fowler, porte-parole de l’UNRWA, a été catégorique lors d’une conférence de presse à New York : ouvrir le passage uniquement pour les personnes, sans permettre l’acheminement de l’aide humanitaire, ne change strictement rien à la situation dramatique dans l’enclave palestinienne. Il a rappelé que si la situation humanitaire avait connu une légère amélioration durant l’été 2025, celle-ci restait très limitée par rapport à l’ampleur de la catastrophe. L’augmentation partielle des importations de produits commerciaux et humanitaires ne compense en rien la destruction massive causée par cette crise humanitaire artificielle, créée de toutes pièces par l’occupation. La tragédie demeure visible partout dans Ghaza. Les enfants souffrent encore de la faim, leurs corps décharnés témoignant de l’efficacité meurtrière du blocus. Les fournitures médicales sont désespérément insuffisantes dans un contexte où les hôpitaux tentent de fonctionner avec des moyens dérisoires. Les maladies se propagent à une vitesse alarmante, favorisées par l’effondrement des systèmes d’eau et d’assainissement qui sont littéralement au bord de l’effondrement. Le manque de matériel d’hébergement persiste alors que l’hiver rend les conditions de vie encore plus difficiles pour des dizaines de milliers de familles déplacées vivant sous des tentes de fortune ou dans les décombres de leurs maisons détruites.
Fowler a précisé que six cents camions par jour représentent le minimum nécessaire pour assurer la simple survie de la population. Tout chiffre inférieur signifie mathématiquement la poursuite de la crise et la multiplication des victimes, surtout avec les restrictions draconiennes imposées sur les types d’aides autorisées et les heures d’ouverture ridiculement limitées des points de passage. Le porte-parole de l’UNRWA a également dénoncé le fait que la continuité du blocage des activités de l’agence après la trêve reflète un choix politique délibéré, visant la plus grande organisation humanitaire opérant à Ghaza, malgré sa préparation exemplaire, son expérience de terrain et ses capacités opérationnelles étendues.
Mobilisation internationale
Face à cette situation intolérable, la mobilisation internationale se poursuit et s’intensifie. La flottille humanitaire mondiale Sumud prépare activement son départ du port historique de Barcelone pour le 29 mars prochain. Sumeyra Akdeniz Ordu, militante du mouvement Global Sumud, a détaillé lors d’une conférence de presse diffusée en direct depuis Johannesburg les ambitions de cette nouvelle mission. La flottille fera escale en Tunisie, en Italie et dans d’autres ports de la Méditerranée avant de mettre le cap sur Ghaza avec une participation internationale considérablement élargie. Cette nouvelle expédition se distingue nettement des précédentes par son ampleur et sa composition. Elle mobilisera des milliers de participants, dont plus d’un millier de médecins, d’infirmiers et de professionnels de la santé qui apporteront leurs compétences sur place. Des équipes médicales complètes seront présentes à bord, mais également des éco-constructeurs qui participeront aux efforts de reconstruction, ainsi que des enquêteurs spécialisés dans les crimes de guerre qui documenteront les violations systématiques du droit international commises par l’occupation. Pour le mouvement Global Sumud, mettre fin au siège illégal imposé par l’entité sioniste à Ghaza n’est pas simplement une obligation politique ou juridique, c’est avant tout un devoir moral profond qui s’impose à toute l’humanité.
Lyes S.

