Amendement technique de la Constitution : Tebboune met les points sur les « i »
Le président de la République Abdelmadjid Tebboune a souligné samedi soir l’importance de l’amendement technique de la Constitution dans la poursuite de la construction démocratique du pays, tout en balayant les critiques selon lesquelles cette révision viserait à prolonger ses mandats présidentiels. Lors de son entrevue périodique avec les médias nationaux diffusée sur les chaînes de télévision et de radio, le chef de l’État a défendu la nécessité de corriger certaines lacunes d’application tout en réaffirmant la qualité du texte constitutionnel de 2020. Le Président Tebboune a expliqué que « l’amendement technique de la Constitution participe de la construction d’une véritable démocratie, fondée sur une référence constitutionnelle et politique ». Il a tenu à rappeler les avancées majeures introduites par la Constitution de 2020, soulignant qu’il n’y a « rien à redire sur la Constitution de 2020, qui a introduit de nouvelles dispositions telles que la constitutionnalisation de la Déclaration du 1er Novembre 1954, du Conseil supérieur de la jeunesse et de la société civile ».Toutefois, le chef de l’État a reconnu l’existence de « lacunes dans l’application de certains articles, notamment en lien avec le renouvellement par moitié des membres du Conseil de la nation ». C’est précisément pour corriger ces insuffisances techniques que l’amendement s’avère nécessaire, selon le président.
Face aux voix critiques qui ont interprété cette démarche comme une volonté d’ouvrir la voie à de nouveaux mandats présidentiels, le président Tebboune a réagi avec fermeté. « Nous travaillons avec patriotisme et sincérité, contrairement à ces parties stipendiées et instrumentalisées pour déstabiliser le pays », a-t-il lancé, rejetant catégoriquement ces interprétations qu’il juge malveillantes. Le président de la République a également évoqué le dialogue qu’il mène avec la classe politique, rappelant ses efforts constants pour l’édification d’un « État fort et solide, qui ne disparaît pas avec la disparition des hommes ». Cette vision s’inscrit dans une perspective de construction institutionnelle durable, au-delà des personnes et des circonstances.
Le chef de l’État a par ailleurs précisé que le projet d’amendement de la loi sur les partis politiques, initié à la demande de ces derniers, constitue une « étape démocratique ». Il a souligné que le dialogue avec les formations politiques « porte sur un projet de société », dépassant ainsi les considérations partisanes pour s’inscrire dans une vision globale de l’avenir du pays.
Hocine Fadheli

