Économie

Les laboratoires de recherche impliqués dans les analyses agricoles : Les universités mobilisées au service de l’agriculture

Les ministères de l’Enseignement supérieur et de l’Agriculture ont scellé dimanche une alliance visant à mettre les laboratoires universitaires au service des exploitants agricoles. Cette convention de coopération, signée au siège du ministère de l’Agriculture, ambitionne de combler les lacunes structurelles en matière d’analyses agricoles et d’améliorer significativement les rendements des grandes cultures. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamal Baddari, et son homologue de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche maritime, Yacine El Mahdi Oualid, ont présidé conjointement cette cérémonie de signature qui s’inscrit dans la concrétisation de la feuille de route du secteur agricole pour 2026. Selon un communiqué du ministère, cette convention vise « à mobiliser les compétences scientifiques et les équipements techniques spécialisés au service des agriculteurs et des investisseurs, et à améliorer la qualité des décisions techniques adoptées dans le domaine agricole ». L’objectif prioritaire demeure l’amélioration du rendement à l’hectare pour les grandes cultures, enjeu crucial pour la sécurité alimentaire nationale.

Le dispositif repose sur une approche scientifique structurée qui mise sur la mise en réseau des capacités universitaires existantes à travers le territoire national. Les universités et leurs laboratoires seront ainsi mobilisés pour effectuer diverses analyses agricoles au profit direct des agriculteurs et des investisseurs. Cette démarche s’accompagne d’une harmonisation des protocoles d’analyse et d’un système de garantie de qualité, tout en renforçant simultanément la recherche appliquée, la formation pratique et le transfert effectif des connaissances vers le terrain agricole. La convention a été paraphée par le directeur général de la production agricole et son homologue de la recherche scientifique et du développement technologique, concrétisant ainsi une volonté politique au plus haut niveau.

Les objectifs de cet accord pluridisciplinaire sont multiples et ambitieux. Il s’agit d’abord de remédier à la carence structurelle en matière de fourniture de services d’analyse fiables, problème récurrent qui handicape depuis longtemps les exploitants dans leurs choix techniques. Le partenariat vise également à renforcer la qualité des décisions techniques relatives aux pratiques agricoles et à améliorer l’utilisation des intrants, conformément aux objectifs de modernisation et de durabilité des systèmes de production. Sur le plan académique, l’accord permettra de renforcer la recherche scientifique, la formation appliquée et le transfert efficace des connaissances vers le secteur agricole, créant ainsi un cercle vertueux entre université et exploitation.

Concrètement, les laboratoires universitaires seront sollicités pour évaluer les caractéristiques physiques, chimiques et biologiques des sols afin de déterminer précisément leurs besoins en engrais. Ils devront également estimer la qualité des eaux d’irrigation et leur impact sur le sol et les cultures, analyser les engrais pour vérifier leur conformité aux normes et contrôler les proportions d’éléments nutritifs azote-phosphore-potassium, ainsi qu’analyser les semences et les plants pour garantir leur intégrité et leur conformité aux standards requis. Cette palette d’analyses constitue le socle technique indispensable à une agriculture de précision et performante.

Au-delà des analyses de routine, les deux parties sont convenues de soutenir les étudiants et de les accompagner dans la réalisation de stages scientifiques et la préparation de mémoires de fin d’études dans ce domaine porteur. Les travaux de recherche et développement seront intensifiés, notamment concernant la production et la sélection des variétés en s’appuyant sur les techniques moléculaires modernes. L’enjeu est de proposer l’enregistrement de nouvelles variétés capables de s’adapter aux conditions climatiques changeantes, tout en travaillant sur la sélection et l’amélioration de la qualité des eaux d’irrigation et de la composition optimale des engrais.

Dans la foulée de cette convention majeure, une seconde convention a été signée entre l’Institut technique des grandes cultures et la Direction générale des forêts. Cet accord prévoit de doter l’Institut de drones de surveillance afin de les utiliser dans le suivi de l’évolution des grandes cultures en matière de rendement et de lutte contre les maladies et les parasites. L’intégration de ces technologies de pointe témoigne de la volonté des pouvoirs publics de moderniser l’appareil de suivi et de contrôle agricole, permettant une réactivité accrue face aux menaces phytosanitaires et une optimisation des interventions techniques.

Sabrina A.

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