CAN-2025 : Les Verts avec les yeux rivés sur les huitièmes
L’équipe nationale de football affrontera la RD Congo mardi à 17h00 en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, un choc décisif qui opposera les Verts, portés par l’expérience de leurs cadres, aux Léopards congolais, outsiders redoutables de cette édition. Le match, qui se déroulera sous la direction d’un quatuor arbitral égyptien, intervient alors que le staff technique doit composer avec plusieurs incertitudes défensives.
Après avoir bénéficié d’un jour de repos jeudi, les joueurs de la sélection nationale ont repris le chemin de l’entraînement vendredi après-midi au complexe sportif de Rabat. La séance, qui s’est déroulée en présence de 25 joueurs sur 28, a marqué le début de la préparation intensive pour ce rendez-vous crucial. Le staff technique de Vladimir Petkovic doit toutefois composer avec l’absence de trois défenseurs. Mohamed Amine Tougaï, sorti sur blessure lors de la victoire face à la Guinée équatoriale mercredi dernier, a été ménagé par précaution, tandis que Samir Chergui et Jaouen Hadjam sont également indisponibles pour cause de blessure. Une évaluation quotidienne est prévue concernant l’état de santé de Tougaï avant toute décision définitive sur sa participation au match.
Un adversaire redoutable porté par une dynamique positive
La RD Congo se présente avec le statut d’outsider sérieux, forgé lors d’une phase de groupes aboutie. Les Léopards ont impressionné par leur régularité, bouclant le premier tour avec deux victoires face au Bénin et au Botswana, ainsi qu’un match nul probant contre le Sénégal, l’un des favoris de cette édition. Dirigée depuis 2022 par le technicien français Sébastien Desabre, qui connaît bien le football algérien pour avoir brièvement entraîné la JS Saoura en 2016, la sélection congolaise s’est durablement installée parmi les équipes compétitives du continent. Lors de la précédente édition disputée en Côte d’Ivoire, la RDC avait réalisé un parcours remarquable en atteignant les demi-finales, avant de terminer à la quatrième place. Plus récemment, en novembre dernier, les Congolais ont créé la surprise en se qualifiant pour le barrage intercontinental de la Coupe du monde 2026, éliminant successivement le Cameroun en demi-finale puis le Nigeria en finale aux tirs au but. Ces performances confirment la capacité des Léopards à répondre présent lors des rendez-vous à haute pression. Collectivement, l’équipe de Cédric Bakambu se distingue par son organisation rigoureuse, sa solide assise défensive et sa capacité à se projeter rapidement vers l’avant, ce qui en fait un adversaire difficile à manœuvrer.
L’expérience des cadres, un atout majeur pour les Verts
Face à ce défi, l’Algérie aborde ce tournant décisif avec calme et sérénité. Après une phase de groupes parfaitement maîtrisée, l’équipe nationale peut s’appuyer sur un noyau solide de cadres rompus aux grandes échéances continentales. Sept joueurs de l’effectif actuel avaient participé à la finale mémorable remportée face au Sénégal en 2019 en Égypte. Youcef Atal, Ramy Bensebaïni, Aïssa Mandi, Ismaël Bennacer, Hicham Boudaoui, Riyad Mahrez et Baghdad Bounedjah connaissent les exigences d’un tournoi long, l’intensité émotionnelle des matchs couperets et la nécessité de rester lucide sous pression. Leur présence constitue un levier essentiel dans la gestion du stress, capable de faire la différence dans les moments clés d’une rencontre à élimination directe qui ne laisse aucune place à l’approximation. Le capitaine Riyad Mahrez, qui participe à sa sixième CAN, s’est montré confiant en affirmant que l’équipe disposait d’un excellent groupe et des qualités nécessaires, tout en reconnaissant que la pression faisait partie intégrante du football de haut niveau.
Autour de ces cadres expérimentés, le groupe algérien présente également un visage rajeuni, avec douze joueurs qui prennent part à leur premier tournoi majeur sous les couleurs nationales. Cette situation renforce l’importance du rôle des chevronnés, appelés à servir de relais sur et en dehors du terrain. Dans le vestiaire, à l’entraînement comme en match, ces leaders ont pour mission d’encadrer les nouveaux venus, de les accompagner dans la gestion des émotions et de leur transmettre les automatismes indispensables à ce niveau de compétition. Pour ce huitième de finale, la Confédération africaine de football a désigné un quatuor arbitral entièrement égyptien. Mohamed Maarouf Eid Mansour dirigera la rencontre, assisté de Mahmoud Ahmed Kamel Abou El Regal et Ahmed Hossam Taha Ibrahim, tandis qu’Amin Mohamed Omar officiera en tant que quatrième arbitre. L’assistance vidéo sera assurée par Mahmoud Ashor, épaulé par le Kényan Stephen Eleazar Onyango Yiembe.
Ce huitième de finale s’annonce comme un véritable test de maturité pour les Verts. Face à une RDC expérimentée, accrocheuse et mentalement préparée, l’équipe nationale devra faire preuve de patience, de maîtrise et d’efficacité. Dans ce match où chaque détail comptera, l’expérience des cadres, combinée à la fraîcheur et à l’enthousiasme des jeunes talents, pourrait bien s’avérer déterminante pour guider l’Algérie vers la suite de son aventure continentale dans la quête d’une troisième étoile africaine.
Moncef Dahleb

