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Grève des transporteurs : Nasri remet un rapport au Président Tebboune

La grève des transporteurs, qui a duré plus d’une semaine et perturbé les déplacements des voyageurs comme l’acheminement des marchandises à travers le pays, a pris fin après une intervention au plus haut niveau de l’État. Dimanche, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a reçu le président du Conseil de la nation, Azouz Nasri, qui lui a remis un rapport sur les discussions menées jeudi dernier avec les représentants du secteur des transports. Selon un communiqué de la présidence, « le président de la République a reçu le président du Conseil de la nation, M. Azouz Nasri, qui lui a remis un rapport sur les résultats de la réunion au cours de laquelle il a reçu les syndicats et les représentants du secteur des transports ». La rencontre s’est tenue en présence du directeur du cabinet de la Présidence, Boualem Boualem, et du conseiller du président chargé des affaires politiques, Mustapha Saïd. Ce rapport est l’aboutissement d’une médiation engagée après le déclenchement, le 1er janvier, d’un mouvement de grève pour protester contre certaines dispositions du projet de nouveau code de la route. Les transporteurs dénonçaient des mesures jugées trop sévères, notamment des peines de prison pour certains délits et des amendes pouvant atteindre 12 000 dinars. Le texte avait été présenté mardi devant la commission spécialisée du Conseil de la nation par le ministre de l’Intérieur et des Transports, Saïd Sayoud. Azouz Nasri avait reçu jeudi au siège du Sénat les représentants de la Fédération nationale des transports affiliée à l’UGTA, du Syndicat national des transporteurs par taxi et de la Fédération nationale des transporteurs de personnes et de marchandises relevant de l’UGCAA. À l’issue de cette rencontre, les organisations syndicales ont annoncé la fin immédiate de la grève, estimant que leurs préoccupations avaient été entendues. Le secrétaire général du Syndicat national des transporteurs par taxi, Sid Ali Aït El Hocine, a expliqué que « le nouveau code de la route peut être soumis à une commission paritaire, ce qui signifie que les articles controversés, notamment celui relatif à l’homicide volontaire, seront révisés ». Cette perspective a rassuré les professionnels, inquiets des conséquences du projet sur leur activité quotidienne. Cette démarche a permis de débloquer la situation et de rétablir la circulation sur l’ensemble du territoire, tout en ouvrant la voie à un réexamen du texte dans un cadre concerté et apaisé.

Hocine Fadheli

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