Économie

Tafer à la conférence minière de Riyad : Renforcer sa position de l’Algérie sur la carte des exportations minières

La secrétaire d’État auprès du ministre des Hydrocarbures et des Mines, chargée des Mines, Karima Bekir Tafer, prend part aux travaux de la cinquième édition de la conférence minière internationale 2026, qui se tient à Riyad en Arabie Saoudite du 13 au 15 janvier 2026, sous le thème « Les minéraux : relever les défis d’une nouvelle ère de développement ». Cette participation s’inscrit dans la volonté de l’Algérie de renforcer sa position sur la carte des exportations minières africaines, un secteur qui génère des revenus croissants sur le continent. Cette conférence internationale constitue, selon le communiqué du ministère, « une plateforme de haut niveau réunissant les leaders du secteur, les ministres chargés des affaires minières, les décideurs et les experts de différents pays du monde, pour examiner les perspectives de développement du secteur des minéraux et renforcer son rôle central dans le soutien à la transformation économique et la réalisation du développement durable ». La participation algérienne à cet événement s’inscrit, précise le communiqué, « dans sa vision visant à promouvoir le secteur minier, renforcer son intégration dans les chaînes de valeur mondiales, et intensifier la coopération et les partenariats internationaux, contribuant ainsi à la valorisation des ressources minières nationales et au soutien des objectifs de développement économique durable ». Dans ce cadre, la secrétaire d’État chargée des Mines a participé, selon la même source, « aux travaux de la table ronde ministérielle présidée par le ministre de l’Industrie et des Ressources minérales du Royaume d’Arabie Saoudite, M. Bandar bin Ibrahim Al-Khorayef, au cours de laquelle ont été échangées des visions sur les moyens de renforcer la coopération internationale dans les domaines de l’exploration et de l’exploitation des ressources minérales, du développement des chaînes de valeur, et de l’encouragement des investissements responsables et durables dans ce secteur stratégique ».

Karima Bekir Tafer a également pris part « à la réunion ministérielle des États membres de l’Organisation arabe pour le développement industriel, la normalisation et les mines (AIDSMO), qui a été consacrée à la discussion des mécanismes d’unification des efforts arabes, au renforcement de l’intégration régionale dans les domaines de l’industrie et des mines, et au soutien des initiatives communes visant à réaliser le développement économique durable dans les pays arabes », selon le communiqué.

Cette édition de la conférence minière internationale repose, comme l’a indiqué le communiqué, « sur trois piliers stratégiques, comprenant le développement de modèles de financement innovants pour les infrastructures minières, le renforcement des capacités dans les pays producteurs de minéraux à travers la création de réseaux de centres d’excellence dans les domaines de la géologie, de l’innovation et de la durabilité, en plus du renforcement de la transparence à travers les chaînes d’approvisionnement et de transformation ».

La conférence connaît « une large participation de plus de cent pays et environ cinquante organisations internationales, aux côtés d’institutions financières et de grandes sociétés minières, et devrait être témoin de la signature d’un nombre considérable de mémorandums d’entente et d’accords stratégiques, reflétant l’importance croissante que revêt le secteur des minéraux dans les transformations économiques et énergétiques mondiales », conclut le communiqué.

Cette participation intervient alors que l’Algérie consolide sa présence sur la carte des exportations minières africaines. Le pays figure parmi les États dont la valeur des exportations minérales s’est située entre 1 et 5 milliards de dollars en 2024, aux côtés de la Libye, de la Tunisie et du Maroc. Ce positionnement reflète le rôle croissant des pays arabes dans un secteur stratégique qui connaît une dynamique ascendante sur le continent africain.

Les exportations minérales africaines jouent un rôle central dans le financement des économies du continent, avec des réserves considérables de lithium, de cobalt, de nickel, de manganèse, de graphite, ainsi que de métaux du groupe du platine et de terres rares. Selon les estimations du Forum économique mondial, les ressources minérales africaines pourraient générer des revenus atteignant 2.000 milliards de dollars au cours des 25 prochaines années. Toutefois, la plupart des minéraux africains sont encore exportés sans transformation, ce qui limite la valeur ajoutée économique. Cette réalité pousse certains pays à adopter des mesures pour restreindre l’exportation de minerais bruts, à l’instar de l’interdiction des exportations de lithium au Zimbabwe, en Tanzanie et au Ghana. La demande mondiale pour les minéraux essentiels devrait quadrupler d’ici 2040, portée par l’expansion des technologies d’énergie propre et des véhicules électriques, plaçant l’Algérie et les pays du continent face à une opportunité stratégique de renforcer la valeur ajoutée et d’améliorer les retombées économiques de leurs ressources minières.

Samira Ghrib

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