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La FINUL sous le feu, attaques en Syrie et Ghaza meurtrie : Escalade des violations sionistes 

Les forces de l’entité sioniste intensifient leurs agressions contre les Casques bleus au Liban, s’infiltrent en territoire syrien et poursuivent leur offensive meurtrière à Ghaza, où le bilan humain ne cesse de s’alourdir dans l’indifférence internationale, tandis que l’Union européenne se limite à des appels sans effet contre l’expansion coloniale en Cisjordanie.

La multiplication des violations commises par l’occupation sioniste sur plusieurs fronts témoigne d’une escalade inquiétante qui défie les résolutions internationales et menace la stabilité régionale. Du Liban à la Syrie, en passant par les territoires palestiniens occupés, l’agressivité de l’entité sioniste se manifeste par des attaques directes contre les forces de maintien de la paix, des incursions territoriales illégales et la poursuite d’un génocide à Ghaza.

Au Liban, la situation des Casques bleus de la FINUL devient critique. Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de maintien de la paix, a exprimé vendredi depuis Djeddah sa vive préoccupation face à la montée de l’agressivité de l’armée d’occupation sioniste contre les personnels onusiens opérant dans le sud du pays. Le responsable onusien a dénoncé une augmentation des incidents hostiles perpétrés par l’entité sioniste, restreignant la liberté de mouvement des forces internationales et mettant leur personnel en danger avec des conséquences potentiellement graves. Cette alerte intervient après qu’un char sioniste a tiré une trentaine de balles de petit calibre vendredi sur un poste de la FINUL près de Kfarchouba, touchant un poste de garde et pénétrant dans les locaux d’habitation, sans faire de victimes par miracle. Lors de sa tournée sur le terrain à proximité de la Ligne bleue, Lacroix a constaté l’ampleur des destructions causées par les bombardements sionistes. De nombreux villages ont été rayés de la carte, empêchant le retour des civils déplacés. Cette situation perdure malgré l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre 2024, qui prévoyait le retrait des forces d’occupation dans un délai de soixante jours, prolongé ensuite jusqu’au 18 février. Pourtant, l’armée d’occupation demeure déployée en cinq points stratégiques et continue de commettre des violations quotidiennes, bafouant impunément la résolution 1701 du Conseil de sécurité et les engagements pris.

En Syrie, l’entité sioniste poursuit ses infiltrations territoriales en violation flagrante de l’accord de désengagement de 1974. Samedi matin, environ vingt soldats sionistes accompagnés de quatre véhicules militaires se sont infiltrés dans les environs des villages de Ma’ariya et Abidine, dans le bassin du Yarmouk, au sud du pays, se déployant entre six heures et huit heures trente avant de se retirer. La veille, des forces sionistes avaient déjà pénétré dans les villages d’Aïn al-Zayouane et de Swisah, dans la campagne sud de Quneitra. Damas appelle la communauté internationale à agir pour mettre fin à ces violations répétées et contraindre l’occupation à un retrait total, mais ses appels restent sans réponse concrète.

À Ghaza, le calvaire se poursuit pour une population déjà exsangue. Le bilan de l’agression génocidaire s’est alourdi samedi à 71.548 martyrs et 171.353 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 10 octobre dernier, 464 Palestiniens sont tombés en martyrs et 1.275 autres ont été blessés. Le froid glacial ajoute à la tragédie humanitaire : samedi, une fillette de 27 jours, Aïcha Ayesh Al-Agha, est morte de froid à Khan Younès, portant à huit le nombre d’enfants décédés depuis le début de l’hiver dans la bande de Ghaza. Les habitants survivent dans des tentes fragiles, sans chauffage ni carburant, exposés aux intempéries dans un contexte de pénurie totale d’aide humanitaire et de soins médicaux.

En Cisjordanie occupée, l’Union européenne s’est contentée vendredi d’exprimer sa profonde préoccupation face aux nouveaux projets coloniaux de l’occupation. L’entité sioniste planifie environ 9.000 unités au nord de la Cisjordanie sur 1.243 dunams, ainsi qu’un projet à l’est pouvant bloquer la circulation des Palestiniens entre Al-Izariya et Al-Za’im. Dans le quartier de Sheikh Jarrah, quarante maisons doivent être démolies pour être remplacées par 316 unités coloniales. Bruxelles dénonce un obstacle majeur à la paix qui menace la solution à deux États, mais sans imposer de sanctions concrètes pour contraindre l’occupation à respecter le droit international qui qualifie ces colonies d’illégales.

Cette escalade multiforme révèle l’impunité dont jouit l’entité sioniste face à une communauté internationale paralysée, incapable de faire respecter ses propres résolutions et de protéger les populations civiles palestiniennes, libanaises et syriennes de la machine de guerre coloniale sioniste.

Lyes Saïdi

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