Lancement de la carte électronique d’accès aux médicaments pour les démunis : Le citoyen au cœur des politiques publiques
Une nouvelle page s’est ouverte dans la consolidation de la politique sociale de l’Etat avec le lancement officiel de la carte électronique permettant l’accès gratuit aux médicaments pour les citoyens démunis sans couverture sociale. Cette initiative, présentée lundi à Alger lors d’une cérémonie présidée conjointement par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Abdelhak Saihi, et la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Soraya Mouloudji, illustre l’engagement indéfectible des plus hautes autorités de l’État en faveur des catégories les plus vulnérables de la société. Concrètement, cette carte permet aux bénéficiaires et à leurs enfants mineurs de recevoir gratuitement les médicaments prescrits selon la liste arrêtée par décision interministérielle du 13 juillet 2025, auprès des pharmacies conventionnées avec la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés. Les malades chroniques peuvent bénéficier d’un traitement pour une durée de trois mois, garantissant ainsi une continuité des soins essentielle à leur état de santé.
Dans son allocution, Abdelhak Saihi a inscrit cette mesure dans un cadre politique global en affirmant qu’elle intervient « en application d’une décision souveraine qui reflète une volonté politique claire qui place le citoyen au cœur des politiques publiques et consacre le droit à la santé, aux soins et aux médicaments, en tant que droit garanti par la Constitution ». Le ministre a également souligné que « l’Algérie, depuis l’investiture du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, à la magistrature suprême du pays, a connu des réformes sociales profondes et des décisions historiques qui ont réhabilité l’État social et mis fin à la logique de l’exclusion et de la marginalisation, à travers la mobilisation de moyens financiers et humains considérables pour garantir la gratuité des soins, renforcer le système de santé et assurer la prise en charge globale des citoyens sans distinction ».
Cette initiative s’inscrit pleinement dans la vision du Président Tebboune qui a fait de la consolidation du caractère social de l’État une priorité absolue de son action politique. Depuis son accession à la présidence, une série de réformes structurelles ont été engagées pour restaurer la dimension sociale de l’État algérien et garantir une couverture sanitaire universelle, particulièrement pour les franges les plus démunies de la population. La nouvelle carte électronique constitue ainsi un instrument concret de cette philosophie politique qui refuse toute forme d’exclusion sociale. Abdelhak Saihi a précisé que ce dispositif « symbolise une politique publique moderne basée sur la numérisation, la transparence et l’égalité des chances et contribuant à l’éradication de la bureaucratie, de manière à préserver la dignité du citoyen et à garantir aux bénéficiaires un accès direct et efficace aux médicaments ». Le ministre a estimé que cette démarche s’inscrit dans le cadre « d’un processus de réformes globales mené par l’État en coordination avec les différents secteurs, et visant à renforcer la solidarité nationale, à construire un État fort par sa justice, moderne dans ses outils, humain dans ses décisions, et fidèle à ses valeurs nationales et ses principes novembristes ».
De son côté, Soraya Mouloudji a mis en avant les efforts déployés par son secteur dans la prise en charge des catégories vulnérables, évoquant les différents mécanismes mis en place pour améliorer le cadre de vie de ces populations, notamment celles bénéficiant de la prime forfaitaire de solidarité. Concernant la nouvelle carte électronique, la ministre a précisé qu’elle est destinée « aux démunis sans couverture sociale et sans revenus, y compris les malades chroniques et leurs enfants mineurs sous leur tutelle », conformément aux dispositions du décret exécutif numéro 24-287 du 22 août 2024 fixant les modalités de prise en charge médicale des personnes démunies non assurées socialement.
Lyna Larbi

