Culture

La caravane « Poètes de deux rives » achève son périple : Un spectacle multilingue en clôture

La caravane littéraire « Poètes des deux rives » a achevé mardi soir à Alger son périple poétique consacré aux échanges culturels entre l’Algérie et l’Italie, après avoir fait escale à Sidi Bel Abbès et Tlemcen. Organisée par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel en partenariat avec l’Institut culturel italien, cette manifestation a réuni des voix poétiques des deux pays dans une célébration des liens méditerranéens qui unissent les deux rives. C’est dans le cadre prestigieux de Dar Abdeltif que s’est tenue la rencontre de clôture de cette initiative littéraire placée sous l’égide du ministère de la Culture et des Arts. La soirée finale a rassemblé les poètes algériens Lamis Saidi et Khaled Bensalah aux côtés du conteur et poète italien Emilio Nigro, dans un dialogue poétique incarnant l’esprit de cette caravane transfrontalière. L’événement s’est déroulé en présence de personnalités de premier plan : Réda Fassi, directeur général de l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel, Alberto Cutillo, ambassadeur d’Italie en Algérie, et Antonia Grande, directrice de l’Institut culturel italien en Algérie, ont assisté à cette célébration de la fraternité méditerranéenne.

La rencontre a pris la forme d’un véritable spectacle multilingue où les frontières linguistiques se sont effacées au profit d’une compréhension universelle par la poésie. Lamis Saidi et Khaled Bensalah ont déclamé leurs propres créations en langue arabe, offrant également des traductions de textes de la poétesse italienne Flaminia Cruciani, qui avait participé aux étapes précédentes de la caravane à Sidi Bel Abbès et Tlemcen. Dans un jeu de miroirs littéraires, Emilio Nigro a répondu en italien, récitant ses propres compositions avant de restituer dans sa langue maternelle les œuvres de ses homologues algériens. Cette circulation des textes d’une langue à l’autre matérialisait concrètement l’ambition première de la caravane : faire dialoguer les cultures par-delà les idiomes.

La dimension musicale est venue enrichir cette expérience poétique. Accompagnés à la guitare et à la mandoline par le musicien Koussaila Adjrad, les poètes ont vu leurs mots prendre une ampleur nouvelle, portés par des rythmes qui soulignaient la musicalité intrinsèque de leurs textes. Cette fusion entre verbe et mélodie a créé une atmosphère particulière, transformant la lecture publique en véritable performance artistique où se sont célébrés les liens réciproques et les échanges culturels, linguistiques et littéraires entre l’Algérie et l’Italie.

La caravane avait entamé son voyage le 15 janvier au Palais de la culture Abdelkrim-Dali de Tlemcen, ville frontalière chargée d’histoire et de patrimoine culturel, avant de poursuivre le 17 janvier à la bibliothèque centrale Mohamed-Kabati de Sidi Bel-Abbès. Ces deux escales ont permis de toucher différents publics à travers le territoire algérien, élargissant ainsi la portée de ces rencontres poétiques au-delà de la capitale. La soirée de clôture s’est achevée par la remise d’attestations aux poètes participants, reconnaissance officielle de leur contribution à ce dialogue interculturel. Un spectacle musical animé par Hind Boukella a ensuite prolongé les résonances de cette caravane littéraire, offrant au public une dernière note festive pour marquer la fin de cette initiative qui aura illustré, durant quelques jours, la vitalité des échanges culturels entre les deux rives de la Méditerranée.

Mohand S.

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