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Production de liège à Annaba : Une récolte prévisionnelle de 3.850 quintaux en 2026

Les forêts couvrent, dans la wilaya d’Annaba, une superficie totale de 73.000 hectares répartis à travers les communes d’Oued El Aneb, de Seraïdi et de Chétaibi.

La wilaya d’Annaba s’attend à une récolte de 3.850 quintaux de liège au titre de la campagne de l’année 2026, lancée au début de l’été dernier, selon une source relevant de la Conservation des forêts. Selon la même source, la récolte s’opère au niveau de trois zones forestières, à savoir dans les massifs sylvicoles des communes de Seraïdi, Chétaibi et Oued El Aneb. Les moyens humains et logistiques ont été mobilisés pour la réussite de cette campagne dont la récolte prévisionnelle est de 3.850 quintaux. Cette production prévisionnelle est répartie essentiellement entre le massif de l’Edough dans la commune de Séraïdi, avec 1.000 quintaux de liège, et 2.700 quintaux dans la commune d’Oued El Aneb. Car le massif de l’Edough s’étend, à lui seul, dans cette wilaya, sur une surface de 40.000 hectares constitués, outre le chêne-liège, de hêtre et d’eucalyptus, en plus d’autres essences exploitables économiquement.

Les forêts couvrent, dans la wilaya d’Annaba, une superficie totale de 73.000 hectares répartis à travers ces trois communes, a précisé notre source. Celle-ci a relevé qu’en matière de superficie, les zones forestières de la wilaya d’Annaba figurent parmi les plus importantes de la région Est du pays. Elles représentent une ressource à forte valeur ajoutée pour l’économie locale et nationale, en plus de leur rôle environnemental, notamment dans la préservation de la diversité de la faune. Au-delà, le liège produit approvisionne plusieurs industries dans cette région du pays, tandis que les excédents sont destinés à l’exportation, ont expliqué nos sources. En effet, la production du liège constitue un segment important de l’activité économique forestière, mais elle a beaucoup décliné ces dernières années, en raison de nombreuses difficultés, notamment les incendies qui ont ravagé des dizaines d’hectares à travers les principales zones de production, a déploré notre source. Néanmoins, les autorités publiques ont pris une série de mesures afin de relancer et dynamiser l’industrie du liège, en augmentant les superficies dédiées à ce secteur. Car nos sources ont estimé que, depuis l’indépendance, la courbe de la production de liège a connu une baisse au gré des possibilités d’exploitation, elles-mêmes dépendant de la disponibilité de la main-d’œuvre qualifiée, de l’état des peuplements et des capacités des entreprises de transformation. Par conséquent, il s’avère nécessaire de trouver des solutions à même de réhabiliter cette matière naturelle issue du chêne-liège. Au-delà de la production actuelle, estimée à une moyenne annuelle de 60.000 quintaux de liège, l’Algérie table sur un volume de production plus élevé grâce à la stratégie de développement forestier à l’horizon 2035. En attendant la concrétisation de cette ambition, il est utile de rappeler que, dans le cadre de ses activités, la conservation des forêts de la wilaya d’Annaba, sous la supervision de la Cellule de l’information et de la communication, a organisé une sortie de terrain au niveau de la circonscription des forêts d’Oued El Aneb, en vue de la préparation et de l’élaboration du programme de la campagne de récolte du liège pour la saison en cours.

L’opération a permis de procéder à l’étude technique et à l’ajustement du programme de récolte, tout en lançant l’élaboration de plans visant la revalorisation et la réhabilitation des forêts productrices de liège non exploitées auparavant. Le but est d’assurer une exploitation rationnelle, d’optimiser le rendement et d’augmenter le volume du liège de reproduction lors des prochains cycles d’exploitation, a-t-on expliqué.

SOFIA CHAHINE

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