Gara Djebilet : Un « géant minier » qui émerge
La presse économique américaine et les instituts de recherche géologique des États-Unis reconnaissent unanimement la portée stratégique du projet minier de Gara Djebilet à Tindouf, soulignant que l’Algérie s’impose ainsi comme futur acteur majeur sur le marché mondial du fer et de l’acier, capable de bousculer les chaînes d’approvisionnement établies et de s’affranchir de la dépendance pétrolière grâce à la mise en exploitation de cette mine dans le sillage de la mise en service de la ligne ferroviaire Béchar-Tindouf.
Des médias et des centres de recherche américains de premier plan ont publié une série d’analyses consacrant l’importance stratégique du gisement de Gara Djebilet, dans la wilaya de Tindouf, le qualifiant de « géant mondial émergent dans le domaine de l’exploitation et de la production de fer ». Cette convergence d’analyses provenant d’institutions aussi diverses que l’Institut d’études géologiques des États-Unis, Bloomberg, The Wall Street Journal, Forbes ou encore Al-Monitor témoigne de l’impact international du projet Gara Djebilet et de sa capacité à redessiner les équilibres du marché mondial des matières premières minières. Ces centres américains ont souligné dans leurs rapports respectifs que le succès de l’Algérie à relier la mine par voie ferrée constitue « une étape économique audacieuse », marquant la rupture du pays avec sa dépendance historique aux hydrocarbures. Cette liaison ferroviaire Béchar-Tindouf, considérée comme un « Game Changer » par Bloomberg, transforme radicalement la donne économique régionale en libérant un potentiel minier resté inexploité pendant sept décennies.
Les mêmes rapports décrivent le gisement de Gara Djebilet comme un « Sleeping Giant » (géant endormi) resté inactif durant 70 ans, estimant qu’une exploitation réussie de ce gisement par l’Algérie permettra de renforcer la structure économique du pays et de diversifier substantiellement ses sources de revenus grâce à l’exploitation d’un atout économique de première grandeur qui recèle près de 3,5 milliards de tonnes de réserves de fer brut. L’Institut d’études géologiques des États-Unis a particulièrement souligné que « l’Algérie s’impose aujourd’hui comme un acteur mondial émergent sur le marché du fer et de l’acier », ajoutant que « l’infrastructure ferroviaire est la clé technique pour transformer les vastes réserves de Gara Djebilet en production réelle ». Cette reconnaissance de l’USGS, institution scientifique de référence mondiale en matière de ressources géologiques, valide la viabilité industrielle du projet.
L’agence de presse américaine spécialisée dans l’information économique Bloomberg estime que « l’Algérie se transforme en géant minier émergent », ajoutant que « l’inauguration de la ligne ferroviaire Tindouf-Béchar permettra au pays d’exporter son excédent de production de fer et d’acier ». L’agence observe également que « l’Algérie n’est plus seulement une station-service pour l’Europe », formule qui illustre la mutation en cours d’un modèle économique monocentré sur les hydrocarbures vers une économie diversifiée tirant parti de ses ressources minières.
The Wall Street Journal adopte une perspective géostratégique en écrivant : « alors que le monde se concentre sur la transition énergétique, l’Algérie s’emploie à remodeler le marché mondial du fer », ajoutant que « le projet de Gara Djebilet confère à l’Algérie un avantage concurrentiel majeur vis-à-vis de l’Europe, grâce à la proximité géographique et aux faibles coûts de transport ». Le quotidien financier estime même que cette configuration géographique favorable « pourrait évincer les fournisseurs traditionnels d’Amérique du Sud », bouleversant ainsi les flux commerciaux établis.
Espace économique africain
Le journal Al-Monitor, basé à Washington, souligne que l’Algérie « ne construit pas seulement une voie ferrée, elle se positionne comme un pôle industriel vital pour la Méditerranée et l’Afrique, défiant ainsi les chaînes d’approvisionnement traditionnelles, en exploitant l’une des plus grandes réserves mondiales de fer ». Cette analyse place le projet dans une dimension continentale et méditerranéenne, dépassant le seul cadre national.
Le magazine Forbes, référence mondiale en matière d’analyse économique et financière, a estimé que la mine de Gara Djebilet « est l’un des projets les plus ambitieux du continent pour le XXIe siècle », relevant qu’il représente « un investissement souverain intelligent qui transforme des actifs naturels stagnants en flux de trésorerie durables, réduisant ainsi les risques liés à la volatilité des prix du pétrole ». Cette appréciation valorise la dimension stratégique d’une diversification économique protégeant le pays des chocs externes liés aux fluctuations erratiques des cours pétroliers. La plateforme d’investissement américaine Energy Capital & Power a pour sa part indiqué que « la ligne ferroviaire Béchar-Tindouf constitue la colonne vertébrale de l’avenir de l’Algérie hors hydrocarbures », ajoutant qu’elle représente « le moteur principal qui transformera le Grand Sahara algérien en un pôle logistique continental ». Avec des réserves avoisinant 3,5 milliards de tonnes de fer brut, la mine de Gara Djebilet constitue l’une des plus grandes mines à ciel ouvert au monde, susceptible de devenir un levier essentiel de l’économie nationale et un catalyseur du développement local. S’étendant sur une superficie de plus de 45.000 hectares, elle vise à satisfaire les besoins croissants de l’industrie sidérurgique algérienne, à impulser une dynamique économique territoriale et à créer de multiples opportunités d’emploi dans une région sahérienne traditionnellement marginalisée économiquement.
Samira Ghrib

