Culture

Guelma : La pièce « Rassas El-Qalam » retrace le combat des journalistes durant la Révolution

La pièce théâtrale « Rassas El-Qalam » (La balle de la plume) de la troupe « Triangle de la vie » de la direction générale de la Protection civile a été présentée lundi soir à la maison de la culture Abdelmadjid Chafei de Guelma, mettant en lumière le rôle des journalistes et des intellectuels algériens durant la glorieuse Révolution de libération nationale. Cette œuvre historique et révolutionnaire a été présentée à Guelma à l’occasion de la commémoration du 68e anniversaire du massacre de Sakiet Sidi Youcef, s’inscrivant ainsi dans un cadre mémoriel qui rappelle les sacrifices du peuple algérien pour son indépendance. La représentation s’est déroulée en présence des autorités locales, conduites par le wali Samir Chibani, et de nombreux amateurs du quatrième art venus découvrir cette création engagée. L’œuvre met en avant l’un des aspects de la mémoire nationale à travers l’histoire de Mustapha, un journaliste dont le journal a subi des restrictions et des pratiques arbitraires de la part du colonisateur français pour l’empêcher de poursuivre son combat « avec la plume ». Ce personnage incarne la résistance intellectuelle face à l’oppression coloniale, rappelant que la lutte pour l’indépendance ne s’est pas menée uniquement sur le terrain militaire, mais également à travers les mots et les idées.

« Rassas El-Qalam » est autant dédiée aux succès de la glorieuse lutte pour l’indépendance qu’à dénoncer les pratiques brutales des troupes coloniales contre des enfants et des citoyens innocents et sans armes. Cette double dimension de l’œuvre permet d’explorer à la fois l’héroïsme de la résistance et la cruauté de la répression coloniale, offrant au public une lecture nuancée et complète de cette période historique. Le scénariste et metteur en scène de la pièce, Abderraouf Dadi, a déclaré à l’APS en marge de la représentation que cette pièce est « une contribution à la revitalisation de la mémoire nationale, et met en lumière, pendant 60 minutes, le rôle des journalistes et des intellectuels algériens durant la lutte pour le recouvrement de la souveraineté ». 

Mohamed Achmaoui, président de l’association « Triangle de la vie », a déclaré quant à lui que cette pièce de théâtre a été produite dans le cadre d’une convention de partenariat entre l’association, placée sous la supervision de la direction générale de la Protection civile, et le ministère des Moudjahidine et Ayants droit. Cette collaboration institutionnelle témoigne de la volonté des différents acteurs de conjuguer leurs efforts pour préserver et transmettre la mémoire nationale à travers les arts vivants.

La représentation de la pièce dans la ville de Guelma est intervenue en exécution d’un accord de partenariat entre l’association de la Protection civile et le ministère de la Culture et des Arts, illustrant ainsi la synergie entre les différentes institutions nationales dans la promotion du patrimoine mémoriel et culturel.  Le choix de présenter cette œuvre à Guelma revêt une signification particulière, la région ayant elle-même connu de nombreux épisodes douloureux durant la guerre de libération.  Cette initiative s’inscrit dans un effort plus large de transmission de la mémoire nationale aux jeunes générations à travers le théâtre, un medium artistique qui permet d’incarner l’histoire et de la rendre vivante pour le public contemporain.

M.S.

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