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Procès « ANEP 2 » : Six ans de prison ferme un ancien ministre et un ex-PDG

La Chambre pénale de la Cour d’appel d’Alger a rendu mercredi son verdict dans le dossier lié à la gestion de l’Agence nationale d’édition et de publicité, connu sous le nom d’affaire « ANEP 2 ». Les condamnations prononcées en appel ont concerné deux anciens ministres de la Communication et l’ex-PDG de l’agence publique, poursuivis pour dilapidation de fonds publics et octroi d’avantages injustifiés dans la distribution de la publicité officielle. Selon des sources médiatiques concordantes et une équipe d’avocats suivant le dossier, cités par nos confrères d’El Khabar, la Chambre pénale a prononcé une peine de six ans de prison ferme à l’encontre de l’ancien ministre de la Communication Djamel Kaouane. Le tribunal a également prononcé une condamnation de deux ans de prison ferme contre l’ancien ministre Hamid Grine. Amin Echikr, ancien directeur général de l’Agence nationale d’édition et de publicité, a écopé de six ans de prison ferme. Ces verdicts font suite à des poursuites pour des chefs d’accusation graves portant sur la dilapidation de deniers publics, l’octroi d’avantages injustifiés à des tiers et l’abus de fonction dans la distribution de la publicité officielle, des faits qui ont ébranlé le secteur des médias et de la publicité ces dernières années. Le tribunal du pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed à Alger avait rendu des jugements en première instance dans cette affaire le 28 octobre 2025, condamnant Djamel Kaouane et Amin Echikr à huit ans de prison ferme, tandis que Hamid Grine avait été condamné à quatre ans de prison ferme. Dans le cadre de l’action civile, le tribunal a contraint les accusés Kaouane et Echikr à verser une indemnisation d’un million de dinars à l’agent judiciaire de l’État. Les faits remontent à la période comprise entre 2015 et 2019, tandis que l’enquête a été ouverte en 2023 après que les investigations de la police judiciaire ont révélé des irrégularités concernant les contrats de publicité dans les médias. Ces irrégularités consistaient en l’attribution d’espaces publicitaires publics à des titres fictifs et inexistants, ce que le parquet a qualifié d’abus de fonction et de dilapidation de fonds publics, en plus de la pratique du favoritisme dans le choix des titres de presse bénéficiaires.

H.F.

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