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Nucléaire iranien : Un nouveau cycle de discussions prévu mardi à Genève

Deux sessions de négociations séparées sont prévues mardi à Genève, portant respectivement sur le dossier iranien et sur le conflit ukrainien, selon l’agence Reuters. La délégation américaine comprendra l’émissaire Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre de Donald Trump, qui rencontreront des diplomates iraniens dans la matinée avant de participer l’après-midi à des discussions trilatérales avec des représentants russes et ukrainiens. Ces rencontres interviennent dans un contexte de vives tensions entre Washington et Téhéran. Les discussions entre les deux pays avaient repris il y a une semaine à Oman, après une interruption d’environ huit mois consécutive aux frappes américaines contre des installations nucléaires iraniennes dans le sillage d’une agression israrélienne contre l’Iran en juin 2025. Le président américain Donald Trump a qualifié ces discussions du 6 février de « très bonnes », tout en avertissant qu’en l’absence d’accord, Téhéran devrait faire face à une « phase deux très dure ». Washington a d’ailleurs renforcé sa présence militaire dans la région, avec le déploiement d’un second porte-avions, le Gerald-Ford, qui viendra rejoindre l’Abraham-Lincoln déjà présent dans les eaux du Moyen-Orient.

Les positions des deux parties demeurent éloignées. Washington exige l’arrêt de l’enrichissement d’uranium et souhaite élargir les négociations au programme de missiles iranien ainsi qu’au soutien présumé de Téhéran à certains groupes armés régionaux. De son côté, l’Iran maintient que seul le dossier nucléaire doit être abordé lors des discussions. Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, a estimé vendredi qu’un accord sur les inspections du programme nucléaire iranien était « possible », bien que « terriblement difficile ».

Sur le plan intérieur, l’Iran a traversé une période turbulente. Des manifestations contre la dégradation de la situation économique ont marqué le pays début janvier. Trump a évoqué vendredi la possibilité d’un changement de régime à Téhéran, déclarant que cela « serait la meilleure chose qui puisse arriver », des propos qui ont suscité l’indignation des autorités iraniennes. Le président iranien Massoud Pezeshkian a réaffirmé samedi lors de la conférence Iran Corridor 2026 à Téhéran que les pays de la région étaient capables de résoudre leurs différends sans « tutelle extérieure ». Il a souligné l’importance de la coopération régionale, citant les relations avec la Turquie, l’Azerbaïdjan, l’Irak, l’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis, Oman, le Pakistan et l’Afghanistan. Pezeshkian a également mis en avant les « liens profonds et étendus » entre l’Iran et la Russie, promettant une mise en œuvre rapide des accords conclus.

L.S. 

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