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Des déchets médicamenteux abandonnés dans la nature à Constantine : Les réseaux sociaux prêtent main-forte aux enquêteurs

Des photos de déchets pharmaceutiques et parapharmaceutiques déversés en pleine nature, largement partagées sur Facebook par des internautes indignés, ont alerté les services de sécurité et déclenché une enquête à Constantine. Gendarmerie nationale, police et direction de l’Environnement sont désormais mobilisés pour identifier les auteurs de ces actes qualifiés de criminels.

Selon des informations émanant d’une source sécuritaire, les déchets ont été découverts à Djebel El Ouahch, El Djebas, Sissaoui et sur le plateau du Mansourah. Les photos, abondamment relayées sur les réseaux sociaux, continuent de susciter l’indignation de l’opinion publique. Les faits sont jugés très graves et passibles de poursuites judiciaires ; les responsables s’exposent à des sanctions pénales, ont précisé les mêmes sources. Cette affaire à caractère scandaleux relance le débat sur la gestion des déchets pharmaceutiques et parapharmaceutiques. L’enquête repose, selon nos sources, sur le caractère particulier de ces déchets, dont l’élimination est strictement encadrée par la réglementation, notamment par l’obligation d’incinération. Toute négligence en la matière est inacceptable et place les responsables dans le collimateur des instances judiciaires, comme c’est le cas dans cette affaire. En attendant l’aboutissement de l’enquête et l’identification des auteurs, force est de constater, sur le terrain, un écart persistant entre la réglementation en vigueur et la pratique. Les lois relatives à ces déchets sont souvent méconnues ou délibérément ignorées, en particulier par certains laboratoires et producteurs privés de médicaments. Même certaines structures de santé, publiques ou privées, ne respectent pas les normes établies.

Selon la même source, cette découverte n’est pas la première du genre. Des laboratoires, cliniques ou hôpitaux ont déjà été épinglés pour avoir déversé leurs déchets dans la nature, et ce en dépit des mises en garde répétées des services de sécurité et des responsables du secteur de l’environnement. Il convient de souligner l’impact de ces produits de nature chimique sur la santé publique, notamment sur les enfants qui, inconscients du danger, risquent de manipuler ces déchets en croyant jouer, ce qui pourrait conduire à l’irréparable s’ils venaient à en ingérer. Au-delà du risque sanitaire, se pose également la question de la contamination des sols sur lesquels ces déchets ont été déversés. En se décomposant au contact de la pluie et de la terre, les déchets pharmaceutiques et parapharmaceutiques s’infiltrent dans les couches du sol et contaminent en premier lieu la nappe phréatique. Ce ne sont là que quelques-uns des dangers engendrés par le rejet anarchique de produits pharmaceutiques.

En définitive, l’absence d’une culture écologique à tous les niveaux de la chaîne favorise la répétition de ces pratiques condamnables. Il est urgent de revoir la gestion de ces déchets et d’en assurer le traitement de manière organisée et sécurisée. La législation existe ; il est temps qu’elle soit rigoureusement appliquée pour prévenir la répétition de tels agissements, nuisibles à la fois à l’être humain et à l’environnement.

Sofia Chahine

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