Algérie-Niger : Adjal supervise l’avancement de la centrale électrique promise à Niamey
Le ministre algérien de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, a présidé lundi au siège de son département ministériel une réunion de suivi consacrée à plusieurs dossiers stratégiques du secteur, parmi lesquels figure en bonne place le chantier de coopération énergétique avec le Niger. L’état d’avancement des travaux relatifs à la réalisation d’une centrale électrique au Niger a été expressément mis à l’ordre du jour, aux côtés de la cartographie des risques et de la situation opérationnelle des centrales d’Aïn Oussara, dans la wilaya de Djelfa, et d’Oumache, dans celle de Biskra. Réunie en présence de plusieurs cadres centraux du ministère, la rencontre a donné lieu à des exposés techniques et d’évaluation. Le ministre a souligné, selon le communiqué du ministère, « l’importance majeure de ces dossiers en vue de renforcer la performance du secteur et garantir la continuité et la fiabilité du service public fourni aux citoyens ». Mourad Adjal a par ailleurs formulé une série d’orientations visant à « accélérer le rythme de réalisation des projets, à renforcer la coordination entre les différents acteurs et à assurer le suivi sur le terrain de la mise en œuvre des décisions prises », toujours selon la même source officielle.
La tenue de cette réunion intervient dans un contexte de relance accélérée des relations bilatérales entre Alger et Niamey. Mercfredi, une réunion par visioconférence entre les directions du groupe Sonelgaz et de son homologue nigérienne Nigelec avait acté la réactivation de l’accord bilatéral liant les deux sociétés, dans la foulée de la visite de travail effectuée en Algérie par le président nigérien les 15 et 16 février. À cette occasion, les deux parties avaient convenu de dépêcher une équipe d’experts de Sonelgaz à Niamey pour évaluer l’état de préparation du site retenu pour la future centrale, un projet destiné à renforcer la sécurité d’approvisionnement électrique du Niger. Il avait également été décidé qu’une équipe technique de Nigelec serait accueillie en formation à l’École des métiers de l’ingénierie de l’électricité et du gaz de Sonelgaz, implantée à Adrar.
Le projet s’inscrit dans une logique de profondeur stratégique pour l’Algérie, qui entend consolider son rôle de puissance énergétique régionale tout en élargissant l’empreinte de son champion national de l’électricité au-delà de ses frontières. Pour Niamey, dont les capacités de production électrique demeurent insuffisantes face à une demande en forte croissance, l’enjeu est celui d’une sécurisation durable de l’approvisionnement. Le suivi ministériel de ce dossier au plus haut niveau signale que les deux capitales entendent désormais transformer en actes concrets les engagements pris lors des récentes rencontres diplomatiques.
Amar Malki

