École nationale supérieure des énergies renouvelables : Un pôle d’excellence au service de la transition énergétique
Alors que l’Algérie accélère sa transition vers les énergies propres et nourrit de fortes ambitions dans la filière de l’hydrogène vert, l’École nationale supérieure des énergies renouvelables de Batna franchit une nouvelle étape. Première promotion spécialisée, coopération avec des universités européennes et diversification de l’offre de formation traduisent la volonté de l’établissement de s’imposer comme un acteur clé de la formation des compétences appelées à accompagner les grands projets énergétiques du pays.
La montée en puissance de la filière de l’hydrogène vert en Algérie s’accompagne d’un impératif majeur, disposer de ressources humaines capables de soutenir les ambitions nationales dans le domaine des énergies propres. C’est précisément ce défi que relève l’École nationale supérieure des énergies renouvelables, de l’environnement et du développement durable de Batna, qui confirme son positionnement comme l’un des établissements universitaires les plus engagés dans la formation des métiers de la transition énergétique. À l’occasion de la clôture de l’année universitaire 2025-2026, l’établissement a annoncé une série d’initiatives qui illustrent cette dynamique. La plus emblématique reste la sortie de la première promotion spécialisée en hydrogène vert, un domaine appelé à jouer un rôle déterminant dans les politiques énergétiques mondiales et dans les stratégies de décarbonisation. Cette promotion est également la première à avoir bénéficié d’un cursus développé dans le cadre d’une coopération algéro-allemande, ouvrant ainsi la voie à un modèle de formation fondé sur le partage d’expertise et l’alignement sur les standards internationaux. La directrice de l’établissement, Mme Leïla Mekhnache, a fait état de résultats particulièrement encourageants. Les mémoires de fin d’études des étudiants ont été saluées par les encadreurs allemands, qui ont relevé la qualité des travaux réalisés ainsi que le niveau des compétences acquises. Ces performances confirment, selon elle, la pertinence des choix pédagogiques opérés par l’École et la capacité de ses diplômés à intégrer des projets de haute technicité dans un secteur en pleine expansion. L’enjeu dépasse largement le cadre universitaire. Dans un contexte de mutation du paysage énergétique mondial, l’hydrogène vert apparaît comme l’une des solutions les plus prometteuses pour réduire les émissions de carbone et diversifier les sources d’énergie. Grâce à son important potentiel solaire et à ses vastes espaces propices au développement des énergies renouvelables, l’Algérie dispose d’atouts majeurs pour devenir un acteur crédible sur ce marché émergent. Encore faut-il disposer des compétences scientifiques, techniques et managériales nécessaires pour accompagner cette transformation. Consciente de cette évolution, l’École poursuit l’adaptation de son offre pédagogique. Dès la prochaine rentrée universitaire, une nouvelle spécialité en informatique viendra enrichir les formations déjà proposées. Ce choix répond à l’importance croissante du numérique dans les systèmes énergétiques modernes, où l’intelligence artificielle, la gestion intelligente des réseaux, la cybersécurité industrielle et l’exploitation des données occupent une place de plus en plus stratégique. L’ouverture internationale constitue l’autre axe fort de la stratégie de développement de l’établissement. La signature d’un accord de jumelage avec une université italienne permettra de développer des programmes d’échanges, des projets de recherche conjoints, des mobilités d’enseignants et d’étudiants ainsi que des actions de coopération scientifique. Autant d’initiatives destinées à renforcer la visibilité internationale de l’École et à favoriser le transfert de connaissances et de technologies. La cérémonie de clôture a également été marquée par la distinction des majors de promotion et de plusieurs étudiants primés lors de compétitions scientifiques nationales et internationales. Les performances de Alaâ Eddine Benahmed et d’Ayoub Amroun, saluées par la direction de l’établissement, illustrent le potentiel d’une nouvelle génération de chercheurs appelée à contribuer au développement de l’innovation en Algérie.
Zakia Merabet

