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84 morts dans des accidents depuis le début du Ramadhan: Hécatombe sur les routes !

Le fléau des accidents de la route continue de frapper durement notre pays, particulièrement durant le mois sacré de Ramadhan. Selon les chiffres alarmants révélés par la Direction générale de la Protection civile, « depuis le début du mois de Ramadhan, 2038 accidents de la route ont été enregistrés au niveau national, faisant 84 morts et 2823 blessés ». Ces statistiques effroyables ont été dévoilées par Karim Benfahsi, chargé de l’information et de la communication à la Direction générale de la Protection civile, lors d’une Journée d’information et de sensibilisation organisée hier à Alger par l’Institut national de santé publique (INSP). Face à cette hécatombe routière, M. Benfahsi a lancé un appel pressant aux citoyens, les exhortant « à la prudence et à la vigilance pour éviter de tels accidents ». La situation ne s’améliore pas, comme en témoigne le dernier bilan des dernières 24 heures publié lundi par la Protection civile : huit personnes ont perdu la vie et 212 autres ont été blessées dans divers accidents survenus à travers le territoire national. Les wilayas les plus touchées par ces drames sont Batna et Boumerdes avec deux morts chacune, suivies de Chlef, Skikda, Tissimssilt et Blida qui déplorent chacune une victime. C’est dans ce contexte préoccupant que l’INSP a organisé cette journée spéciale consacrée à l’impact des accidents de la route sur la santé publique durant le Ramadhan. Dans son allocution d’ouverture, le Directeur général de l’institut, Pr Abderrezak Bouamra, a précisé que cette rencontre « vise à rappeler l’importance de la prévention des accidents de la route et à sensibiliser les citoyens à la nécessité de changer de comportements au volant durant ce mois sacré et d’éviter l’excès de vitesse avant l’iftar ». Le professeur a particulièrement insisté sur la gravité des accidents recensés cette année pendant le mois de jeûne, expliquant que « la plupart de ces accidents sont graves et nécessitent une prise en charge médicale lourde », d’où l’importance cruciale de renforcer les actions de prévention et de sensibilisation. La période précédant immédiatement la rupture du jeûne est identifiée comme particulièrement critique. Les conducteurs, pressés de rejoindre leur domicile pour l’iftar, adoptent souvent des comportements à risque tels que l’excès de vitesse, le non-respect des priorités ou encore les dépassements dangereux. À cela s’ajoutent les effets physiologiques du jeûne, notamment la fatigue et la baisse de vigilance, qui peuvent altérer les réflexes et la concentration des conducteurs. Le Professeur Bouamra a également mis en avant le rôle fondamental que peuvent jouer les médias dans la sensibilisation des citoyens à la nécessité de modifier leurs comportements au volant, particulièrement avant la rupture du jeûne. Il a par ailleurs annoncé que l’INSP travaille actuellement à l’élaboration d’un protocole pour un système de surveillance des accidents de la route, assurant qu' »il sera prêt avant fin 2025″. Ce dispositif permettra une meilleure connaissance des causes et circonstances des accidents, afin d’orienter plus efficacement les politiques de prévention. Cette journée d’information s’inscrit dans une démarche plus large des autorités sanitaires et sécuritaires visant à réduire le nombre d’accidents de la route, qui constituent un véritable problème de santé publique dans le pays, avec un coût humain et économique considérable. Les efforts de sensibilisation se poursuivront durant tout le mois sacré, avec l’espoir que les comportements des usagers de la route évoluent vers plus de responsabilité et de respect du code de la route.

Chokri Hafed

admin

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