Ghaza: Un million d’enfants « luttent pour survivre »
L’UNICEF a lancé hier un cri d’alarme, indiquant qu’un million d’enfants palestiniens « luttent pour survivre » dans des conditions inhumaines, privés des produits de première nécessité.
Alors que l’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza entre dans son seizième mois, un nouveau bilan accablant vient d’être communiqué par les autorités palestiniennes de la santé. Au 17 mars 2025, on dénombre désormais 48.577 martyrs et 112.041 blessés depuis le début de l’offensive le 7 octobre 2023. Ces dernières 24 heures, les corps de 5 nouveaux martyrs ont été retrouvés et 9 blessés supplémentaires ont été admis dans les hôpitaux déjà submergés de l’enclave palestinienne. Les autorités sanitaires soulignent qu’un nombre indéterminé de victimes demeurent encore ensevelies sous les décombres, inaccessibles aux équipes de secours. La situation est particulièrement alarmante pour les enfants de Ghaza. L’UNICEF a lancé hier un cri d’alarme, indiquant qu’un million d’enfants palestiniens « luttent pour survivre » dans des conditions inhumaines, privés des produits de première nécessité. L’agence des Nations Unies pour l’enfance a souligné dans un message publié sur les réseaux sociaux que « des centaines de milliers d’entre eux manquent d’eau potable et d’assainissement », rappelant que « l’eau est un droit humain fondamental dont nul ne devrait être privé ». Malgré les efforts déployés avec ses partenaires pour fournir une aide vitale, l’UNICEF affirme que « seuls un cessez-le-feu durable et un accès sans restriction peuvent réellement sauver des vies » dans l’enclave palestinienne. La crise de l’eau s’aggrave dangereusement. Les autorités municipales de Ghaza ont lancé une mise en garde inquiétante concernant une grave pénurie qui menace l’ensemble de l’enclave. « Le réseau de distribution d’eau assurant environ 70% des besoins quotidiens en eau de la ville de Ghaza risque à tout moment d’être interrompu », ont-elles alerté dans un communiqué. Si cette interruption se produit, elle « pourrait entraîner une grave pénurie d’eau, menaçant la vie des civils et provoquant une détérioration de la santé publique, avec la propagation potentielle de maladies ». Cette situation critique s’explique notamment par le durcissement du blocus imposé par l’entité sioniste depuis la fin de la première phase de l’accord de cessez-le-feu début mars. Les autorités d’occupation ont fermé tous les points de passage de Ghaza, bloqué l’entrée de l’aide humanitaire et coupé l’approvisionnement en électricité. Ces mesures punitives collectives ont entraîné la fermeture d’installations essentielles de traitement de l’eau et des eaux usées, aggravant des conditions humanitaires déjà désastreuses. La violence n’a pas cessé malgré l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 19 janvier après plus de 15 mois d’agression dévastatrice. Mohammed Khaled Al-Dahdouh, originaire du quartier d’Al-Zeitoun, est tombé en martyr dimanche soir suite à une frappe de drone de l’armée sioniste près du carrefour du Koweït, dans le sud de la bande de Ghaza, selon l’agence Wafa. Parallèlement, les provocations se poursuivent en Cisjordanie occupée. À El-Qods, des dizaines de colons sionistes ont pris d’assaut lundi l’esplanade de la mosquée Al-Aqsa, troisième lieu saint de l’Islam, sous la protection des forces d’occupation. Les colons ont effectué des rituels talmudiques sous surveillance militaire aux premières heures de la matinée. Ces actes de profanation, devenus quotidiens, s’inscrivent dans une stratégie délibérée visant à judaïser la ville sainte, imposer une nouvelle réalité et effacer l’identité culturelle et religieuse palestinienne. Sur le front diplomatique, les Nations Unies ont appelé l’entité sioniste à mettre fin à sa présence militaire dans la zone tampon du Golan syrien occupé et à respecter l’accord sur le désengagement de 1974. Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint de l’ONU aux opérations de maintien de la paix, a déclaré dans une interview à la télévision chinoise CCTV que cet accord « doit être respecté et exécuté, parce qu’en fin, ce que nous voulons dans le cadre de notre mission dans la région est d’y maintenir la paix et la stabilité ». L’entité sioniste avait approuvé fin 2024 un plan visant à encourager l’expansion des colonies sur le plateau du Golan syrien occupé, conquis pendant la guerre de 1967 puis annexé malgré les condamnations internationales.
Lyes Saïdi