Il s’offre un triplé et marque 5 buts lors du stage de mars : Amoura, un élément clé du jeu offensif des Verts
À 24 ans, Mohamed El Amine Amoura a signé une performance historique mardi qui le propulse au rang des plus grands attaquants algériens, inscrivant le premier triplé de sa carrière internationale lors de la victoire écrasante 5-1 des Fennecs contre le Mozambique.
Avec ses trois buts et une passe décisive, le natif de Jijel a pulvérisé les statistiques et marqué l’histoire du football algérien. Premier joueur de l’histoire de la sélection nationale à réussir un triplé lors des éliminatoires africaines de la Coupe du Monde, Amoura marche sur les traces des légendes. Il faut remonter au 25 juillet 1993 et Abdelhafid Tasfaout pour retrouver pareil exploit, si l’on excepte le quadruplé d’Islam Slimani contre Djibouti en 2021. Son parcours est désormais celui d’un joueur qui ne se contente plus de promesses, mais qui transforme chaque match en récital. Le constat est implacable : Amoura est en train de devenir un monstre footballistique. Avec 13 buts en Bundesliga cette saison et désormais 17 buts en 33 matchs internationaux, le joueur de Wolfsburg n’est plus un simple espoir, mais une certitude absolue. Son explosivité, sa spontanéité et son instinct de buteur font de lui un atout inestimable pour l’équipe nationale, un joueur capable de faire basculer un match d’un seul geste. Vladimir Petkovic, le sélectionneur helvético-bosnien, tente bien de tempérer l’euphorie individuelle. « Mohamed Amoura ? Il est très en confiance, mais c’est d’abord et avant tout une performance collective », martèle-t-il en conférence de presse. Une façon diplomatique de rappeler que le football reste un sport d’équipe, même quand un joueur brille autant. Le technicien insiste sur l’importance du collectif, sur la nécessité de ne pas reposer tous les espoirs sur un seul joueur, aussi talentueux soit-il. Mais ce mois de mars 2025 restera celui d’Amoura. En deux matchs seulement, contre le Botswana et le Mozambique, il a inscrit 5 buts et délivré une passe décisive, électrisant un stade littéralement en fusion. Ses mouvements, sa vista, sa capacité à faire la différence : tout chez lui rappelle les plus grands attaquants de l’histoire du football. Avec cette victoire 5-1, l’Algérie reprend la tête du groupe G des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026. Quinze points au compteur, une différence de buts positive, et un attaquant qui fait désormais peur à l’ensemble des défenses adverses. Le rêve mondial semble plus proche que jamais, porté par les jambes et le talent d’Amoura. Car au-delà des statistiques, c’est toute l’élégance du joueur qui a parlé ce soir-là. Sa capacité à être décisif, à transformer une rencontre en spectacle. À 24 ans, il n’est plus un talent en devenir, mais une star confirmée, capable de porter sur ses épaules les espoirs d’une nation entière. Le stade de Tizi-Ouzou a vibré, les supporters ont hurlé, et Mohamed El Amine Amoura a encore une fois prouvé qu’il était bien plus qu’un simple joueur. Un artiste, tout simplement. Un artiste qui écrit désormais sa propre légende, trait par trait, but par but.
M.D.