Championnats d’Afrique de canoë-kayak : L’Algérie brille avec quatre médailles
La sélection algérienne de canoë-kayak réalise un excellent parcours lors des Championnats d’Afrique 2025 qui se déroulent à Luanda en Angola du 28 au 30 novembre.
Après deux journées de compétition, les représentants nationaux ont déjà engrangé quatre médailles dont deux en or. La deuxième journée disputée samedi a permis à l’Algérie d’ajouter une nouvelle médaille d’or à son tableau de chasse grâce à la paire féminine Ferfad Aya et Arabi Anfel qui se sont brillamment imposées dans la spécialité kayak seniors sur la distance de 500 mètres en K2. Cette nouvelle breloque porte ainsi le total provisoire de la moisson nationale à quatre médailles, en attendant la suite des épreuves de cette deuxième journée qui pourrait encore enrichir le palmarès algérien dans cette compétition continentale réunissant l’élite africaine de la discipline. Dès la première journée disputée vendredi à Luanda, la sélection algérienne avait clairement affiché ses ambitions en décrochant trois médailles avec une répartition équilibrée d’une médaille d’or, une d’argent et une de bronze. Le jeune kayakiste Wassim Boukezzoula a particulièrement brillé en remportant la médaille d’or dans l’épreuve du 1000 mètres K1 chez les juniors, s’imposant face à la concurrence africaine et confirmant son statut de grand espoir de la discipline. Son compatriote Walid Tachache n’a pas démérité en décrochant l’argent dans l’épreuve du 1000 mètres C1 également chez les juniors, prouvant la profondeur du vivier algérien dans cette catégorie d’âge. La distinction en bronze a été l’œuvre de Ryad Bentouati qui a pris la troisième place dans l’épreuve du 1000 mètres K1 chez les moins de 23 ans, ajoutant une troisième médaille au compteur algérien lors de cette journée inaugurale particulièrement fructueuse. La sélection nationale engagée dans ces championnats d’Afrique est composée de dix athlètes représentant aussi bien les catégories masculines que féminines et couvrant l’ensemble des catégories d’âge que sont les juniors, les U23 et les seniors. Cette délégation s’était envolée lundi dernier pour la capitale angolaise afin de prendre part à cette compétition continentale de premier plan qui réunit les meilleurs athlètes africains, aussi bien dans la spécialité canoë que dans celle du kayak. Les enjeux de ces championnats dépassent largement la simple quête de médailles et de titres continentaux, aussi prestigieux soient-ils. En effet, outre les distinctions honorifiques qui sont mises en jeu à Luanda, ces athlètes se disputent surtout les précieuses places qualificatives aux différentes compétitions internationales qui sont inscrites au calendrier de l’année 2026. Ces qualifications représentent un objectif majeur pour les rameurs algériens qui aspirent à représenter dignement les couleurs nationales sur la scène mondiale et à poursuivre leur progression au niveau international.
Pour arriver dans les meilleures conditions possibles à ce rendez-vous continental crucial, l’entraîneur national Abdelmalek Azaoun avait mis en place une préparation rigoureuse et méthodique. Un stage intensif avait été organisé au barrage de Sidi Kessir dans la wilaya de Jijel, site devenu un lieu de prédilection pour la préparation des équipes nationales de canoë-kayak. Ce stage de préparation avait été dédié essentiellement au renforcement de la condition physique des athlètes, élément fondamental dans une discipline aussi exigeante sur le plan cardio-respiratoire et musculaire, ainsi qu’à l’ajustement des aspects tactiques indispensables pour aborder les courses avec les meilleures chances de succès. Ce travail préparatoire semble avoir parfaitement porté ses fruits au vu des résultats obtenus lors des deux premières journées de compétition. Cette compétition s’inscrit dans le programme officiel de la Fédération internationale de canoë et de la Confédération africaine de la spécialité. Elle constitue une étape majeure dans le calendrier continental permettant aux différentes sélections nationales africaines d’évaluer leur niveau respectif, de se mesurer aux meilleures nations du continent et de situer leur progression dans la perspective des grands rendez-vous internationaux à venir.
M. Dahleb

