L’Université de Nâama élevée au rang d’établissement universitaire à part entière
L’établissement comprend sept facultés ainsi qu’un institut d’agriculture pastorale, reflétant les spécificités économiques et géographiques de cette wilaya des Hauts-Plateaux.
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a supervisé dimanche à Nâama la cérémonie de promotion du Centre universitaire Salhi-Ahmed au rang d’Université, saluant la création de 13 micro-entreprises et startups par des étudiants en l’espace d’une année, une réalisation qui témoigne selon lui de la qualité de la formation dispensée et du rôle d’accompagnement de l’établissement dans la concrétisation de projets économiques tangibles. Cette promotion intervient en vertu du décret exécutif 25-265 du 7 octobre 2025, dans le cadre d’une visite d’inspection effectuée par le ministre en présence des autorités locales et des membres de la communauté universitaire. L’établissement comprend désormais sept facultés ainsi qu’un institut d’agriculture pastorale, reflétant les spécificités économiques et géographiques de la région des Hauts-Plateaux. Lors de cette cérémonie, M. Baddari a souligné que « cette promotion traduit la vision de l’État algérien visant à faire de l’Université un moteur de la réalisation des objectifs de développement et à renforcer son rôle économique ». Il a précisé que « cette démarche s’inscrit dans le cadre des orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à hisser la formation universitaire, afin qu’elle devienne un levier essentiel pour la construction d’une économie nationale fondée sur l’entrepreneuriat, la technologie, la science et le savoir ». Le ministre a mis en exergue les résultats concrets obtenus par les étudiants de l’Université de Nâama. Il a évoqué « les modèles réussis qu’il a découverts chez les étudiants de l’Université de Nâama, lesquels ont réussi à créer 13 micro-entreprises et startups, en plus de sept autres projets », estimant que ces réalisations « témoignent de la qualité de la formation dispensée aux étudiants et du rôle de l’université dans leur accompagnement et leur soutien pour la réalisation de projets économiques concrets en l’espace d’une seule année ». M. Baddari a expliqué que « la stratégie du secteur repose sur la mise en place de mécanismes d’accompagnement et de soutien en adéquation avec les besoins du développement économique aux niveaux local et national, ainsi qu’avec les exigences du marché du travail ». Cette stratégie se concrétise notamment « à travers le rôle joué par les centres d’entrepreneuriat et d’innovation, ainsi que les incubateurs, généralisés à l’ensemble des établissements universitaires, afin de transformer les idées des étudiants, leurs recherches scientifiques et leurs innovations en projets réalisables et commercialisables ». Le ministre a également évoqué les nouvelles mesures incitatives introduites par la loi de finances de l’année en cours, notamment « la reconnaissance des brevets d’invention et des droits de propriété intellectuelle en tant qu’actifs économiques susceptibles d’être valorisés et investis ». Il a estimé que « cette mesure constitue un encouragement à l’ancrage de la culture de l’innovation, en cohérence avec l’orientation de l’État visant à faire de l’université algérienne un acteur clé dans la construction d’une économie productive fondée sur l’innovation et la valeur ajoutée ».
Au cours de sa visite sur le terrain, le ministre a visité une exposition de projets de recherche réalisés par des étudiants et des porteurs de microprojets au hall du premier pôle universitaire. Il a pu constater des modèles de projets dans plusieurs domaines reposant sur les technologies numériques, le contrôle et la gestion à distance, ainsi que l’intelligence artificielle, notamment dans les secteurs de la santé, des grandes cultures, de l’élevage, du recyclage des déchets et des énergies renouvelables. M. Baddari a indiqué que « la nouvelle orientation économique est désormais une réalité tangible au sein de cet établissement scientifique, grâce à l’accompagnement de l’État des capacités de recherche et d’innovation, ainsi qu’à son soutien à l’entrepreneuriat ». Cette vision permet, selon lui, « de transformer les connaissances des étudiants et des chercheurs en projets concrets contribuant à l’exploitation des potentialités agricoles, pastorales, touristiques et autres, renforçant ainsi la capacité productive et la création de richesse ». Le ministre a insisté sur « la nécessité de renforcer les capacités d’encadrement pédagogique de l’Université de Nâama, en fonction des besoins exprimés, afin de créer des spécialités à forte valeur ajoutée répondant aux exigences de l’économie et du développement local, social et environnemental de la région ». Il a rappelé « le rôle central des incubateurs de startups, des laboratoires d’innovation et des centres de développement de l’entrepreneuriat dans la valorisation des résultats de la recherche scientifique et le renforcement du lien entre l’université et son environnement économique et social ».
Sur le plan infrastructurel, le ministre a inspecté plusieurs projets en cours visant à renforcer la capacité d’accueil de l’Université de Nâama. Parmi ceux-ci figurent 2.000 nouvelles places pédagogiques qui entreront en service à l’occasion de la prochaine rentrée universitaire, une grande salle de conférences d’une capacité de 600 places dont les travaux sont sur le point d’être achevés, ainsi qu’un projet de réalisation de 1.000 lits universitaires affichant un taux d’avancement notable.
Samir Benisid

