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L’ambassade de Palestine à Londres inaugurée : Un symbole d’espoir face à la barbarie sioniste

Dans un geste chargé d’une portée historique considérable, l’ambassade de l’État de Palestine a officiellement ouvert ses portes lundi à Londres, plus de trois mois après que le Royaume-Uni a franchi le pas décisif de reconnaître l’État palestinien. Cette inauguration intervient alors que le peuple palestinien subit un génocide perpétré par l’entité sioniste à Ghaza depuis le 7 octobre 2023, une tragédie qui a déjà coûté la vie à plus de 71.388 martyrs et fait 171.269 blessés, en écrasante majorité des femmes et des enfants innocents.

L’ambassadeur Husam Zomlot, visiblement ému, a salué ce qu’il a qualifié de « moment historique » lors de la cérémonie d’inauguration tenue dans le quartier de Hammersmith, à l’ouest de la capitale britannique. Dévoilant solennellement la plaque portant l’inscription « Ambassade de l’État de Palestine », le diplomate palestinien a insisté sur la dimension profondément symbolique de cet événement pour des générations entières de Palestiniens : ceux qui résistent héroïquement à Ghaza sous les bombes génocidaires, ceux qui endurent l’occupation brutale en Cisjordanie et à Al-Qods-Est occupée, ainsi que les millions de réfugiés dispersés dans les camps et à travers la diaspora mondiale. Pour tous ces Palestiniens privés de leur patrie, cette ambassade incarne la preuve irréfutable que leur identité nationale ne peut être effacée, malgré les décennies d’oppression et de négation de leurs droits fondamentaux. Elle représente également une promesse solennelle : celle de poursuivre la lutte pour une paix juste et durable, fermement ancrée dans le droit international et les valeurs universelles d’humanité et de dignité. Le représentant du roi Charles III, Alistair Harrison, a lui aussi reconnu l’importance capitale de ce moment, le qualifiant de tournant majeur dans les relations bilatérales déjà étroites entre les deux nations. La reconnaissance officielle de l’État palestinien par le Royaume-Uni en septembre dernier constitue une avancée diplomatique significative, intervenue près de deux ans après le déclenchement du génocide sioniste qui ravage Ghaza et dont l’horreur continue de s’intensifier jour après jour.

Cette inauguration survient dans un contexte particulièrement sombre. Le bilan du massacre perpétré par l’occupation sioniste contre la population civile palestinienne ne cesse de s’alourdir de manière vertigineuse. Selon les derniers chiffres communiqués par les autorités sanitaires palestiniennes, l’agression génocidaire a causé la mort de 71.388 martyrs et blessé 171.269 personnes depuis octobre 2023. Au cours des seules dernières 24 heures, deux martyrs supplémentaires et cinq blessés ont été transférés vers les hôpitaux de Ghaza, tandis que d’innombrables corps demeurent ensevelis sous les décombres des immeubles détruits par les bombardements aveugles. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu fragile le 10 octobre dernier, 422 Palestiniens sont encore tombés en martyrs, 1.189 autres ont été blessés, et les corps de 684 martyrs ont pu être récupérés des ruines.

Face à cette catastrophe humanitaire sans précédent, sept pays européens – l’Islande, l’Irlande, le Luxembourg, Malte, la Norvège, la Slovénie et l’Espagne – ont émis lundi une condamnation ferme de la décision criminelle de l’entité sioniste de couper l’approvisionnement en eau, en électricité et en communications dans les installations gérées par l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens, l’UNRWA. Dans un communiqué conjoint particulièrement incisif, ces nations ont dénoncé des actions qui « sapent le mandat de l’ONU, violent le droit international et contreviennent aux conclusions de la Cour internationale de justice, tout en entraînant de graves conséquences humanitaires pour la population civile palestinienne et les réfugiés ». Ces pays ont exigé que l’occupation sioniste cesse immédiatement ses entraves au travail des organisations humanitaires internationales et garantisse un accès humanitaire complet, sûr et sans entrave à Ghaza, conformément au droit international humanitaire. Le parlement de l’entité sioniste avait approuvé la semaine dernière des amendements législatifs visant explicitement à paralyser les opérations vitales de l’UNRWA, bloquant ainsi la fourniture d’électricité et d’eau aux installations de cette agence indispensable.

La brutalité de l’occupation ne se limite pas à Ghaza. En Cisjordanie occupée, plus de 12.000 enfants palestiniens vivent désormais en situation de déplacement forcé en raison de l’opération militaire sioniste menée depuis le 21 janvier 2025 dans les gouvernorats du nord, particulièrement dans les camps de Jénine, Nur Shams et Tulkarm. L’UNRWA a lancé un programme d’éducation d’urgence pour ces enfants déracinés, cherchant désespérément à assurer la continuité de leur éducation à travers des espaces d’apprentissage temporaires et un soutien psychologique vital. Au Liban également, l’entité sioniste poursuit ses violations flagrantes du cessez-le-feu conclu en novembre 2024, ayant tué au moins 350 personnes, dont deux martyrs tombés dimanche lors d’un bombardement criminel près de Jmaijmeh.

Lyes Saïdi

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