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Volaille : Des mesures pour stabiliser les prix 

L’Office national des aliments de bétail (ONAB) et la Fédération nationale des aviculteurs ont signé lundi à Alger une convention de partenariat visant à garantir l’approvisionnement régulier des marchés en poussins et aliments subventionnés, avec un engagement des éleveurs à vendre leur production de poulets à 280 DA le kilogramme, dans le cadre d’une stratégie gouvernementale de lutte contre la spéculation et de protection du pouvoir d’achat à l’approche du mois de Ramadhan.

La cérémonie de signature s’est déroulée au siège du groupe agroalimentaire AGROLOG, maison-mère de l’ONAB, en présence du PDG du groupe, Mohamed Batraoui. Le directeur général de l’ONAB, Lamri Hamitouche, et le président de la Fédération nationale des aviculteurs, Ali Benchaïba, ont paraphé cet accord qui intervient dans un contexte marqué par des perturbations dans l’approvisionnement en matières premières et des tensions sur les prix des volailles. Selon les termes de cette convention d’une durée d’un an, les aviculteurs bénéficieront de poussins à des prix subventionnés fixés à 80 DA l’unité pour un poussin âgé d’un jour, ainsi que de quantités suffisantes d’aliments nécessaires à l’élevage. En contrepartie, ils s’engagent à vendre leur production en poulets à l’ONAB à un prix plafonné à 280 DA le kilogramme. Pour les aviculteurs disposant de leurs propres unités de production d’aliments, le dispositif prévoit un approvisionnement en matières premières essentielles, notamment en maïs et en soja, selon les besoins de production. Dans une déclaration à la presse à l’issue de la signature, Mohamed Batraoui a souligné que cette convention s’inscrit dans le cadre de « la stratégie des pouvoirs publics visant le soutien durable de la filière avicole, la lutte contre la spéculation, et la protection du pouvoir d’achat du citoyen ». Le PDG d’AGROLOG a précisé que cette mesure fait partie d’une série de « dispositions d’urgence prises en vue d’assurer un approvisionnement régulier du marché national à des prix raisonnables », notamment « au regard des perturbations enregistrées dans l’approvisionnement en certaines matières premières, telles que le maïs ».

S’agissant justement du maïs, dont les difficultés d’approvisionnement ont contribué à la flambée des prix des volailles ces derniers mois, Mohamed Batraoui a tenu à rassurer les professionnels sur la disponibilité de cette céréale stratégique. Le responsable a rappelé que le maïs est actuellement disponible au niveau de l’ONAB à un prix fixé à 4250 DA le quintal, et que les aliments destinés à l’élevage avicole sont mis à la disposition des professionnels à des prix encadrés, conformément aux mesures adoptées dans ce cadre.

Le calendrier de mise en œuvre de cette convention répond à une urgence particulière liée au mois de Ramadhan, période durant laquelle la consommation de viandes blanches connaît traditionnellement une forte hausse. L’approvisionnement des éleveurs en poussins débutera dès aujourd’hui, « en vue de garantir la stabilité des prix des viandes blanches durant le mois de Ramadhan prochain », a indiqué Mohamed Batraoui. Cette anticipation permet de prendre en compte le cycle de production avicole, qui nécessite plusieurs semaines entre l’acquisition des poussins et la commercialisation des poulets.

De son côté, Ali Benchaïba, président de la Fédération nationale des aviculteurs, a mis en valeur cette convention qui permettra « d’assurer la disponibilité des matières premières nécessaires tout au long de l’année, garantissant ainsi la stabilité de l’activité de la filière avicole ». Le représentant des professionnels a souligné que cet accord se répercutera positivement sur la disponibilité de la production en quantités suffisantes et sur les prix qui ne dépasseront pas, selon lui, 350 DA le kilogramme durant le mois de Ramadhan. Cette initiative gouvernementale témoigne de la volonté des pouvoirs publics d’intervenir directement dans la régulation du marché avicole, un secteur stratégique pour la sécurité alimentaire du pays et particulièrement sensible aux fluctuations des cours internationaux des matières premières. 

Samir Benisid

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