Culture

Cinéma algérien : Gardien de la mémoire nationale à l’ère numérique

La revue « Afak Cinimaïya » explore le cinéma algérien non seulement comme un art, mais comme un outil de transmission mémorielle et un vecteur d’affirmation identitaire face aux défis posés par la révolution numérique et l’intelligence artificielle.

Le 18e numéro de la revue « Afak Cinimaïya » (Perspectives cinématographiques), publié par le Laboratoire de l’indexation des films révolutionnaires dans le cinéma algérien de l’Université d’Oran 1 Ahmed Ben Bella, consacre ses travaux à l’exploration du lien entre septième art et mémoire collective, interrogeant la capacité du cinéma algérien à préserver l’identité nationale face aux bouleversements technologiques contemporains. Cette publication universitaire, qui rassemble plusieurs contributions scientifiques, s’attache à démontrer comment le cinéma constitue un patrimoine vivant pour la société algérienne. Dans son article principal intitulé « Le cinéma algérien et la mémoire », la revue présente le septième art comme « un réservoir intellectuel, cognitif et créatif, rassemblant l’ensemble des événements et faits liés à la société algérienne ». Cette approche souligne que ce patrimoine cinématographique a permis aux réalisateurs algériens de puiser dans leur histoire nationale pour créer des œuvres qui « se sont distinguées aux niveaux arabe et international ».

La problématique de la préservation identitaire à l’heure de la mondialisation occupe une place centrale dans ce numéro. Une étude intitulée « Le cinéma entre représentation et transformation : enjeux de l’identité et de la mémoire à l’ère de la mondialisation et de l’intelligence artificielle » met en avant « le rôle du cinéma dans la production de la conscience collective et la sauvegarde de la mémoire ». Les auteurs insistent particulièrement sur « la contribution du cinéma algérien à la documentation de l’histoire et à la préservation de l’identité nationale, malgré la large diffusion des technologies modernes ».

La revue explore également la dimension du cinéma algérien en lien avec la diaspora, analysant comment les œuvres produites par les cinéastes de la diaspora contribuent à faire connaître l’identité algérienne sur la scène internationale. Sur le plan méthodologique, plusieurs communications scientifiques examinent les sources d’inspiration des créateurs algériens, notamment l’exploitation du patrimoine historique dans les productions télévisuelles, présenté comme « une source essentielle pour les scénaristes et les réalisateurs ». La revue s’intéresse également aux processus d’adaptation, avec des études sur « le scénario entre narration romanesque et récit cinématographique » et sur les interactions entre « le cinéma et les autres supports artistiques ».

Cette publication témoigne d’une volonté académique de théoriser le cinéma algérien non seulement comme un art, mais comme un outil de transmission mémorielle et un vecteur d’affirmation identitaire face aux défis posés par la révolution numérique et l’intelligence artificielle.

Mohand Seghir

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