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Décision sioniste d’entraver l’action humanitaire à Ghaza : 40 organisations internationales exigent une intervention urgente

Plus de 40 organisations arabes et internationales de défense des droits humains ont condamné lundi la décision de l’occupation sioniste visant à empêcher des organisations humanitaires internationales de poursuivre leurs activités dans la bande de Ghaza, y voyant une escalade grave dans la poursuite des politiques menées contre la population palestinienne. 

Dans un communiqué conjoint publié à Ramallah, ces organisations ont estimé que la révocation des autorisations et le retrait des permis accordés aux organisations non gouvernementales humanitaires constituent une nouvelle attaque directe contre les civils palestiniens, dans un contexte marqué par l’aggravation des politiques de siège, de privation et d’asphyxie humanitaire. Ces mesures visent à restreindre l’accès aux aides médicales et humanitaires essentielles, à intimider les bailleurs de fonds et à écarter les témoins internationaux des violations quotidiennes commises dans la bande de Ghaza, ont-elles souligné. Les signataires ont relevé que cette offensive contre les organisations internationales intervient parallèlement aux décisions prises à l’encontre de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, l’Unrwa, estimant qu’elle fait partie d’un plan global visant à saper la question des réfugiés palestiniens, à remettre en cause le droit au retour et à se soustraire aux responsabilités juridiques et morales de la communauté internationale.

L’Union européenne a appelé mardi l’entité sioniste à autoriser les organisations non gouvernementales internationales à acheminer une aide vitale aux Palestiniens, avertissant que l’aide ne pourra pas atteindre l’ampleur nécessaire à Ghaza sans leur présence. De hauts responsables européens ont souligné que la situation humanitaire à Ghaza continue de se détériorer, alors que les conditions hivernales s’installent et que les agences d’aide font face à des restrictions entravant leur capacité d’action. Dans une déclaration conjointe, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, ainsi que les commissaires Hadja Lahbib et Dubravka Suica, ont indiqué que les Palestiniens de Ghaza font face à des conditions de plus en plus difficiles, marquées par de fortes pluies, la baisse des températures et l’absence d’abris sûrs. Elles ont précisé que les enfants restent privés d’école et que les établissements de santé fonctionnent à peine, avec un minimum de personnel et d’équipements. Les responsables européens ont souligné que le Conseil européen a insisté sur la nécessité d’une livraison rapide, sûre et sans entrave, ainsi que d’une distribution durable de l’aide humanitaire, à grande échelle, à l’intérieur et dans l’ensemble de Ghaza. Ils ont averti que les restrictions imposées aux organisations internationales d’aide auraient de graves conséquences. Sans ces organisations non gouvernementales internationales, l’aide humanitaire ne peut pas être fournie à l’échelle nécessaire pour éviter de nouvelles pertes de vies humaines à Ghaza, souligne le texte.

Les organisations de défense des droits humains ont mis en garde contre les conséquences du silence international, qu’elles considèrent comme une menace sérieuse pour ce qu’il reste des principes humanitaires universels. Elles ont insisté sur le fait que ces mesures ne constituent pas seulement une violation du droit international, mais également une tentative délibérée de criminaliser l’action humanitaire, d’intimider les organisations indépendantes et de tarir leurs sources de financement. Ces organisations ont ainsi appelé la communauté internationale à intervenir immédiatement et à adopter une position claire et ferme pour rejeter cette décision qualifiée de recul moral et historique dangereux. L’Association de la presse étrangère à El Qods-occupée a également exprimé mardi sa profonde déception face à cette décision de l’entité sioniste de leur interdire tout accès à la bande de Ghaza, en proie à des agressions sionistes continues. L’entité sioniste a décidé une fois de plus de nous enfermer, a dénoncé dans un communiqué l’association, affirmant qu’elle est en train de préparer un recours rapide pour mettre fin à la violation continue de la liberté de la presse et du droit du public à l’information. Elle a rappelé que depuis le début de l’agression sioniste contre Ghaza, le 7 octobre 2023, les autorités de l’occupation n’ont autorisé l’entrée de journalistes étrangers que sous étroite escorte de son armée et avec des restrictions ne permettant pas un travail journalistique indépendant.

Selon le dernier bilan communiqué mardi par les autorités sanitaires palestiniennes, l’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza a fait 71391 martyrs et 171279 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023. Les corps de nombreuses victimes se trouvent encore sous les décombres.

Lyes Saïdi

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