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Reconnaissance israélienne du « Somaliland » : Alger dénonce une nouvelle déstabilisation

Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a participé lundi à une réunion ministérielle du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine organisée par visioconférence. Cette session extraordinaire a été consacrée à l’examen des derniers développements survenus en République fédérale de Somalie, notamment la décision unilatérale de l’occupation sioniste de reconnaître ce qu’elle appelle « l’État du Somaliland ». Dans l’intervention qu’il a prononcée lors de cette réunion, le chef de la diplomatie algérienne a réaffirmé avec force la condamnation de l’Algérie face à cette mesure unilatérale prise par l’occupation israélienne et exprimé la solidarité du pays avec la Somalie fraternelle. « Après avoir semé tragédies et chaos au Moyen-Orient, l’occupation cherche désormais à créer une nouvelle source de tension et de conflit dans la Corne de l’Afrique », a déclaré Ahmed Attaf. Le ministre d’État a précisé que cette décision de l’occupation constitue une source de préoccupation majeure pour la Somalie, pour la région africaine et pour l’ensemble de la communauté internationale. Il a souligné que cette reconnaissance menace directement les efforts déployés par la Somalie pour renforcer son unité nationale et risque d’accroître l’instabilité dans la région de la Corne de l’Afrique, déjà fragilisée par de multiples tensions. « Il s’agit d’une violation flagrante d’un principe africain fondamental, celui de l’intangibilité des frontières héritées au moment de l’indépendance, ainsi qu’une transgression des principes de base du système international et de la Charte des Nations unies », a-t-il martelé.

Ahmed Attaf a insisté sur le fait que les développements récents exigent un engagement collectif fondé sur le renforcement de l’unité africaine face aux tentatives de déstabilisation des États, de sape de leur souveraineté et d’atteinte à l’intégrité de leurs territoires. Le chef de la diplomatie algérienne a également souligné la nécessité impérieuse de défendre les principes établis et les règles fondamentales sur lesquelles reposent à la fois le système africain et le système onusien.

Cette prise de position ferme de l’Algérie s’inscrit dans la continuité de son engagement historique en faveur de la souveraineté des États africains et du respect du droit international. Elle intervient dans un contexte où la reconnaissance israélienne du « Somaliland », entité séparatiste autoproclamée depuis 1991 mais non reconnue par la communauté internationale, suscite de vives inquiétudes quant à ses répercussions sur la stabilité régionale et sur l’architecture sécuritaire du continent. 

Salim Amokrane

admin

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