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Relations algéro-américaines : Aubin salue des liens « forts, croissants et fondés sur le respect et l’amitié »

L’ambassadrice des États-Unis d’Amérique en Algérie, Elizabeth Moore Aubin, a dressé un bilan positif des relations bilatérales entre les deux pays à l’issue de l’audience d’adieu que lui a accordée mardi le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, au terme de sa mission en Algérie. Dans une déclaration à la presse, la diplomate américaine a souligné la profondeur et la solidité des liens unissant Washington et Alger, insistant sur leur caractère multidimensionnel et leur ancrage historique. Elizabeth Moore Aubin a affirmé que les relations entre les deux pays sont « fortes, croissantes et fondées sur des valeurs et des objectifs communs, ainsi que sur le respect et l’amitié ». Se disant convaincue que les États-Unis d’Amérique et l’Algérie sont capables de « réaliser beaucoup ensemble », la diplomate a assuré que « le grand travail accompli dans le cadre des relations solides bâties entre les deux pays se poursuivra ». Ces déclarations témoignent de la volonté américaine de maintenir et de renforcer le partenariat avec l’Algérie, pays considéré comme un acteur clé dans la région méditerranéenne et sahélienne.

La représentante américaine a rappelé que ces relations bilatérales couvrent de nombreux domaines, notamment économiques et sécuritaires. Sur le volet sécuritaire, elle a déclaré : « nous œuvrons au développement de nos capacités en matière de coopération sécuritaire afin de renforcer la stabilité régionale et de lutter contre le terrorisme ». Cette dimension sécuritaire revêt une importance particulière dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires multiples, notamment dans la bande sahélo-saharienne où l’Algérie joue un rôle stabilisateur reconnu.

L’ambassadrice a également évoqué les autres domaines de coopération bilatérale entre les deux parties, citant notamment les échanges culturels, éducatifs et agricoles, ainsi que le secteur de l’énergie. Cette diversification des domaines de coopération illustre la volonté des deux pays de développer un partenariat global et équilibré, dépassant les seules questions sécuritaires pour englober des secteurs stratégiques comme l’énergie, domaine dans lequel l’Algérie dispose d’atouts considérables.

À cette occasion, Elizabeth Moore Aubin a dit avoir exprimé au président de la République sa gratitude pour le grand honneur qui lui a été fait en tant que représentante de son pays et pour le travail accompli avec lui et avec le gouvernement algérien, une expérience qu’elle a qualifiée d' »édifiante et de fructueuse ». Elle est revenue sur la période durant laquelle elle avait exercé en Algérie en tant que vice-cheffe de la mission américaine, affirmant que « c’est véritablement un pays exceptionnel par la richesse de sa culture et la générosité de son peuple ». La diplomate a par ailleurs évoqué l’histoire commune entre les États-Unis et l’Algérie, soulignant qu’il s’agit d' »une histoire ancienne et riche, constituant un stimulant et une base solide pour nos relations ». Elle s’est particulièrement arrêtée sur l’année 1795, date de la signature par les deux pays du Traité de paix et d’amitié, aux termes duquel ils sont convenus de se traiter mutuellement « avec respect et considération ». Dans ce sillage, elle a rappelé la célébration organisée il y a quelques mois à l’occasion du 230e anniversaire de la signature de ce document historique, qui constitue l’un des plus anciens traités diplomatiques américains encore en vigueur.

L’ambassadrice a également évoqué la date du 5 juillet 1962, lorsque les États-Unis d’Amérique figuraient parmi les premiers pays à avoir reconnu l’indépendance de l’Algérie. Elle est revenue sur l’année 1981, lorsque l’Algérie a joué « un rôle de médiation efficace et déterminant », contribuant de façon substantielle à la libération de 52 diplomates américains pris en otage à Téhéran. Cet épisode de médiation algérienne, connu sous le nom d’Accords d’Alger, reste gravé dans la mémoire collective des deux nations comme un exemple de coopération diplomatique réussie. « Ce sont là quelques exemples de l’histoire commune riche et ancienne qui nous unit, et nous continuerons d’œuvrer de concert pour rendre nos deux pays plus sûrs, plus forts et plus prospères », a-t-elle conclu. L’audience s’est déroulée en présence du directeur de Cabinet à la Présidence de la République, Boualem Boualem, et du conseiller auprès du président de la République chargé des affaires diplomatiques, Amar Abba.

Salim Amokrane

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