La décision du Président Tebboune largement saluée : « Un acte fort de souveraineté »
La décision du président de la République portant régularisation de la situation des jeunes Algériens en précarité à l’étranger a suscité un large écho au sein des organisations nationales et des instances représentatives de la jeunesse. Cette mesure, annoncée dimanche lors du Conseil des ministres présidé par Abdelmadjid Tebboune, est perçue comme un geste politique majeur qui réconcilie rigueur juridique et dimension humanitaire, tout en réaffirmant la souveraineté de l’État algérien face aux tentatives d’instrumentalisation de sa jeunesse. Le Conseil supérieur de la jeunesse a été parmi les premières instances à saluer cette initiative présidentielle. Le CSJ a souligné que cette mesure reflète l’engagement constant de l’État à protéger ses citoyens et à préserver leur lien avec la mère patrie, dans le respect de la loi et des exigences de l’intérêt national suprême. L’instance a insisté sur le fait qu’il s’agit d’un message clair selon lequel l’Algérie demeure une patrie ouverte à ses enfants et soucieuse de leur réintégration dans le processus national selon les règles de la responsabilité et du respect de la loi, renforçant ainsi la confiance entre le citoyen et les institutions de l’État.
Abdelhakim Tarek Mahrouz, président de la Commission de la coopération et des relations internationales du CSJ, a approfondi cette analyse dans une déclaration à l’Agence presse service. Il a salué une décision qui consacre, selon lui, « le principe selon lequel l’Algérie est un État responsable qui n’abandonne pas ses enfants et traite leurs problèmes selon une vision globale alliant les dimensions juridique, sociale et sécuritaire, loin de toute instrumentalisation ou exploitation politique malveillante ». Pour Mahrouz, cette décision reflète également « l’unité de la position nationale dans la gestion du phénomène de la migration irrégulière » et affirme en parallèle que « l’État algérien est capable de traiter ces dossiers avec sagesse et souveraineté, en distinguant entre les situations sociales susceptibles d’être régularisées et celles liées à des crimes graves portant atteinte à la sécurité de l’État et de la société ». Le responsable a réaffirmé à cette occasion que « la conscience de la jeunesse algérienne et son attachement à la patrie constituent un pilier fondamental pour prémunir le pays contre les tentatives de dénigrement et d’atteinte », ajoutant que « le sentiment d’appartenance des jeunes Algériens à leur patrie demeurera un facteur de stabilité et de force face aux discours visant à démoraliser ou à remettre en cause les institutions de l’État ».
Du côté de la société civile, Abdelmalek Benlaouar, président de l’Association Meeting of Algeria’s Youth, a inscrit cette orientation dans une vision nationale équilibrée, lucide et fondée sur une distinction rigoureuse entre les différentes situations, loin de toute généralisation ou interprétation malveillante. Il a précisé que l’appel lancé par le président de la République traduit une approche d’un État responsable et constitue « une preuve manifeste que l’Algérie adopte une démarche rationnelle conciliant rigueur juridique et dimension humaine de ce type de questions ». Selon Benlaouar, cet appel participe de « la vision du président de la République, fondée sur une approche globale plaçant l’intérêt national au premier plan et abordant les questions sociales avec responsabilité et équité ». Cette vision prouve, selon lui, que « la force de l’État se mesure aussi à sa capacité à intégrer ses enfants et à traiter les problématiques avec sagesse, sans compromettre la souveraineté nationale ». Son association a souligné à cette occasion que l’Algérie demeure « le cadre de référence et l’espace d’appartenance de sa jeunesse dont l’avenir ne se construit ni par la fuite ni par la rupture, mais par le travail, la participation positive et la contribution au service du pays ».
Sur le plan parlementaire, Mohamed Hani, membre de la Commission des affaires étrangères, de la coopération et de la communauté nationale à l’étranger à l’Assemblée populaire nationale, a mis en avant l’importance de cette décision courageuse initiée par le président de la République. Le député a souligné que cette initiative démontre encore une fois que le pays n’a ménagé aucun effort pour protéger ses enfants, y compris les membres de la communauté nationale établie à l’étranger, ajoutant que cette mesure est de nature à protéger les jeunes résidant à l’étranger en situation irrégulière contre les tentatives d’exploitation.
Depuis la France, le Mouvement dynamique des Algériens en France a publié un communiqué saluant cette décision qui constitue, selon le MOUDAF, « un acte fort de souveraineté, de protection nationale et de réconciliation avec une partie fragilisée de notre jeunesse, qui n’a jamais cessé d’appartenir à la nation algérienne, malgré l’éloignement et la précarité ». Le mouvement estime que cette démarche réaffirme « le rôle protecteur de l’État algérien envers tous ses enfants, où qu’ils se trouvent », ajoutant qu’elle « coupe court aux tentatives de manipulation, de chantage et d’instrumentalisation politique exercées sur ces jeunes à l’étranger et démontre une lecture lucide et responsable du phénomène migratoire, loin des discours simplistes ou moralisateurs ». En confiant la mise en œuvre de cette décision à ses consulats à l’étranger, l’État algérien, selon le MOUDAF, « fait le choix de l’accompagnement, de la dignité et du retour encadré, plutôt que de l’abandon ou de la stigmatisation ».
Malik Meziane

