Garantie des crédits d’exploitation aux PME : La BNA et le FGAR signent deux conventions
La Banque nationale d’Algérie et le Fonds de garantie des crédits aux PME ont paraphé mercredi à Alger deux conventions portant sur la garantie par le Fonds des crédits d’exploitation accordés par cette banque publique. La cérémonie de signature, qui s’est déroulée au siège de la BNA, a été présidée par le Directeur général de la Banque, Samir Tamrabet, et le Directeur général du FGAR, El-Hadi Temmam, en présence de cadres des deux institutions financières. Ces accords revêtent une importance particulière dans le paysage financier algérien. « La première convention porte sur la couverture des crédits d’exploitation en ce qui concerne l’activité classique, tandis que la seconde concerne les financements d’exploitation pour l’activité islamique, par la garantie FGAR, à l’instar des crédits d’investissement », précise le communiqué de la banque.
Concrètement, les conventions permettront aux PME de couvrir leurs besoins de fonctionnement dans le cadre des crédits et financements d’exploitation accordés par la BNA. Cette avancée s’inscrit dans un mouvement plus large d’élargissement du dispositif de garantie du FGAR, rendu possible par les dispositions de la loi de finances 2025. Jusqu’alors limité à la garantie des crédits d’investissement depuis sa création en 2004, le Fonds peut désormais sécuriser les crédits d’exploitation, répondant ainsi aux difficultés de financement que rencontrent de nombreuses PME, particulièrement celles en phase de création ou de développement. Le dispositif fixe un plafond de crédit à 50 millions de dinars, pour une garantie maximale de 35 millions de dinars, correspondant à un taux de couverture de 70%. Ce mécanisme de partage du risque entre le FGAR et les établissements bancaires devrait faciliter l’octroi de financements à court et moyen termes aux entreprises souvent dépourvues de garanties réelles suffisantes. La BNA rejoint ainsi les trois banques ayant déjà signé des conventions similaires depuis novembre dernier, dans un processus qui devrait s’étendre à quinze établissements d’ici fin janvier.
A.M.

