Économie

450 entreprises algériennes rejoignent le programme d’accompagnement vers les marchés africains

Le programme « Dzair Export Assistance Programme », lancé en janvier 2025 par la Société d’études économiques et de développement des Investissements pour faciliter l’accès des entreprises algériennes aux marchés africains, a enregistré l’adhésion de 450 entreprises exportatrices Un an après son lancement, le programme « Dzair Export Assistance Programme » confirme l’engouement des opérateurs économiques algériens pour la conquête des marchés africains. Hicham Saïdi, directeur de la Société d’études économiques et de développement des Investissements (SEEDI), a révéléà l’APS en marge du Salon national des produits algériens exportés organisé à Oran que 450 entreprises ont rejoint cette initiative destinée à soutenir les exportateurs nationaux. Cette adhésion massive témoigne de l’appétit croissant du tissu entrepreneurial algérien pour l’expansion internationale, particulièrement vers le continent africain où les opportunités commerciales se multiplient. Le dispositif mis en place par la SEEDI se distingue par son approche globale et structurée. Selon Hicham Saïdi, le programme « repose sur un accompagnement global, allant du diagnostic initial de la situation de l’entreprise, aux études approfondies, jusqu’à la formation spécialisée dans les domaines de l’exportation, de la logistique et de la gestion de la chaîne exportatrice ». Le directeur de la SEEDI a précisé que le programme « se trouve actuellement en phase de maturation, marquée par l’examen approfondi des dossiers des entreprises adhérentes », avant d’annoncer que « son lancement effectif interviendra immédiatement après la deuxième édition de la Conférence africaine sur l’exportation et la logistique, prévue le 21 avril 2026 à Alger ». Cette montée en puissance intervient dans un contexte favorable marqué par l’amélioration qualitative de la production algérienne. Hicham Saïdi a souligné que « le produit algérien a atteint des niveaux appréciables lui permettant de pénétrer les marchés africains, avec la possibilité de poursuivre son développement pour accéder à d’autres marchés mondiaux ». Cette évolution reflète, selon lui, « les efforts consentis par les opérateurs économiques pour améliorer leurs produits conformément aux normes internationales », une démarche indispensable pour rivaliser sur des marchés exigeants et conquérir des parts de marché durables.

L’entrée en vigueur de l’Accord de la Zone de libre-échange continentale africaine constitue un levier majeur pour les exportations algériennes. Le responsable de la SEEDI a relevé que cet accord « a permis de passer à des commandes régulières émanant de plusieurs pays africains, traduisant ainsi l’ancrage du produit algérien sur ces marchés ».  Les secteurs porteurs identifiés par la SEEDI couvrent un large spectre de l’économie nationale. Hicham Saïdi a affirmé que « l’ensemble des produits algériens est en mesure de concurrencer sur le marché africain, notamment les industries agroalimentaires, les matériaux de construction, le fer et les industries pharmaceutiques ». Ces filières bénéficient d’atouts stratégiques multiples, à commencer par la position géographique privilégiée de l’Algérie qui en fait une plateforme naturelle entre l’Europe et l’Afrique subsaharienne.

L’arsenal de soutien déployé par l’État algérien renforce considérablement la compétitivité des exportateurs nationaux. Le directeur de la SEEDI a mis en avant « les mécanismes de soutien de l’État, en particulier le Fonds spécial de promotion des exportations qui prend en charge la moitié des coûts de transport, conférant ainsi un avantage compétitif au produit national ». 

S.A.

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