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Agression sioniste : La machine de mort poursuit son œuvre de destruction à Ghaza

L’occupation sioniste intensifie son entreprise de liquidation systématique du peuple palestinien et de ses symboles à travers une série d’agressions coordonnées visant à paralyser toute forme de vie dans les territoires occupés, depuis Ghaza assiégée jusqu’à El-Qods meurtrie, en passant par le sud du Liban martyrisé. Cette escalade meurtrière, qui s’inscrit dans la continuité d’une guerre génocidaire menée depuis plus de deux ans, révèle l’acharnement criminel d’un régime colonial déterminé à effacer l’identité palestinienne et à judaïser la terre de Palestine. À Ghaza, le carnage se poursuit sans relâche. Dimanche, plusieurs Palestiniens ont été blessés par des tirs et des bombardements de l’armée d’occupation sioniste dans la ville de Ghaza et à Khan Younès, dans le sud de l’enclave assiégée. Selon l’agence de presse palestinienne Wafa, citant des sources locales, plusieurs citoyens ont été blessés par des tirs d’un drone de l’occupation dans le quartier d’Al-Zeitoun, au sud-est de la ville de Ghaza. Une fillette a également été touchée par des balles de l’armée d’occupation dans la zone d’Al-Mawassi à Khan Younès, témoignant de la brutalité aveugle d’une machine de guerre qui ne fait aucune distinction entre combattants et civils, entre hommes, femmes et enfants. Le bilan de l’agression sioniste contre la bande de Ghaza depuis le 7 octobre 2023 s’élève désormais à 71.548 martyrs et 171.353 blessés, en majorité des enfants et des femmes, selon les autorités sanitaires palestiniennes. Ces chiffres vertigineux témoignent de l’ampleur du génocide perpétré contre le peuple palestinien dans l’indifférence complice de la communauté internationale.

C’est dans ce contexte de massacres quotidiens que l’ONG Médecins Sans Frontières a fait part dimanche de son inquiétude face à la possibilité d’un arrêt de ses activités vitales dans l’enclave, en raison des mesures sionistes qui menacent directement la poursuite de son travail humanitaire sur le terrain. Cette menace intervient alors que le système de santé connaît une paralysie quasi totale et une grave pénurie de personnel et de fournitures médicales, conséquence directe de la guerre d’extermination et du blocus criminel imposé par l’occupation. Des milliers de patients et de blessés dépendent des services médicaux spécialisés fournis par les équipes de MSF, notamment à l’hôpital Nasser dans la ville de Khan Younès, qui constitue le principal centre d’activité de l’organisation et représente un refuge médical essentiel pour de larges catégories de patients en l’absence de toute alternative réelle. Dans un communiqué publié dimanche, l’ONG a révélé que l’occupant sioniste avait suspendu son enregistrement dans le cadre de nouvelles règles régissant le travail dans la bande de Ghaza et en Cisjordanie occupée, sans préciser de délai pour cette décision arbitraire. MSF a dénoncé les prétentions de l’entité sioniste selon lesquelles le départ de l’organisation n’aurait pas d’impact significatif, qualifiant cette affirmation de totalement fausse. Mohammed Abou Jasser, superviseur de l’unité des brûlés à l’hôpital Nasser, a expliqué que les équipes médicales traitent quotidiennement des patients souffrant de fractures, de blessures multiples ainsi que de brûlures profondes et complexes résultant des bombardements sionistes aveugles. Il a averti que le fait d’empêcher l’organisation de poursuivre son travail aurait de graves répercussions, notamment concernant l’entrée des fournitures médicales et l’arrivée de délégations spécialisées, aggravant davantage la crise sanitaire dans l’enclave ravagée. MSF a mis en garde contre un effondrement total du système de santé à Ghaza alors que les besoins urgents en soins médicaux vitaux ne cessent d’augmenter face à la barbarie génocidaire.

À El-Qods occupée, l’occupation sioniste poursuit méthodiquement ses plans de judaïsation et d’effacement de l’identité palestinienne. Le gouvernorat d’El-Qods a alerté samedi sur le lancement imminent par le gouvernement sioniste du projet colonial de la Route 45, visant à connecter les anciennes et nouvelles colonies illégales. Ce projet criminel vise à consolider l’annexion des colonies situées au nord d’El-Qods et à l’est de Ramallah à la Route 443, la route coloniale menant à El-Qods et aux territoires de 1948. Les travaux débuteront devant la colonie de Mikhmas, construite sur les terres spoliées du village palestinien de Mikhmas, et s’étendront jusqu’au tunnel du poste de contrôle de Qalandiya. L’objectif recherché est de réduire le temps de trajet des colons criminels et de garantir leur liaison directe avec les villes des territoires de 1948, dans une tentative concrète d’effacer la Ligne verte et d’imposer une souveraineté coloniale de facto sur le territoire palestinien.

Cette infrastructure coloniale s’inscrit dans un plan datant de 1983 visant à fragmenter les communautés palestiniennes et à les isoler derrière des routes de contournement, transformant les colonies en banlieues reliées au centre sioniste. Au Liban, l’armée d’occupation sioniste a bombardé dimanche la ville de Kfarkela dans le district de Marjeyoun, violant une nouvelle fois l’accord de cessez-le-feu en vigueur depuis fin novembre 2024, faisant sauter trois maisons et poursuivant sa politique de destruction systématique.

L.S.

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