Économie

Craintes d’un ravivement de la guerre commerciale :Les cours du pétrole et gaz reculent 

Les prix du pétrole et du gaz reculaient lundi en début de séance de cotations, dans le sillage des menaces douanières de Donald Trump sur l’Europe lesquelles font craindre un ravivement de la guerre commerciale menée par Washington, susceptible de freiner la consommation mondiale. Plusieurs pays de l’Union européenne ont évoqué la préparation de « contre-mesures » face à la menace du président américain d’ajouter 10% de droits de douane sur les importations de huit pays européens. Si l’impact sur les prix du pétrole reste incertain à ce stade, « l’anxiété ressentie » par les marchés décourage à ce stade les prises de risques « trop téméraires », constate John Evans, de PVM Energy. Car « si une guerre commerciale venait à éclater – scénario qui paraît aujourd’hui plus plausible qu’un conflit armé -, le globe devrait une fois encore faire face à la perspective d’un commerce réduit et, par ricochet, d’une moindre demande de pétrole », résume l’analyste. L' »apaisement des tensions avec l’Iran » tire également les cours de l’or noir vers le bas lundi, relèvent les experts de DNB. De quoi éloigner la crainte de perturbations de l’approvisionnement pétrolier en cas d’intervention militaire américaine en Iran, qui figure parmi les dix plus grands producteurs mondiaux.

Vers 11H35 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mars, baissait de 0,62% à 63,73 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en février, perdait 0,72% à 59,01 dollars.

Le prix du gaz européen redescend lundi, également en raison des menaces de droits de douane, risquant de saper la consommation européenne, mais aussi de « prévisions météorologiques plus clémentes », indiquent les analystes de DNB. Il pâtit aussi selon eux de « signes indiquant que la hausse des prix du GNL (gaz naturel liquéfié, ndlr) freine la demande de certains acheteurs asiatiques ». Vers 11H35 GMT, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne pour le gaz naturel, perdait 6,82%, à 34,365 euros le mégawattheure (MWh).

R.E. avec agences

admin

admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *