Médias et communication : Une stratégie nationale globale en gestation
Le ministre de la Communication, Zoheir Bouamama, a annoncé samedi la mise en place d’un groupe de travail au sein de son ministère chargé d’élaborer une stratégie nationale globale de communication et d’information. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des directives du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à développer un système médiatique performant et avancé, capable de transmettre une image précise et fiable de l’Algérie, tant au niveau national qu’international, tout en renforçant une communication efficace et responsable avec la société. Ces déclarations ont été faites lors d’une journée de formation destinée aux journalistes spécialisés dans les questions éducatives, organisée au siège du ministère de la Communication à Alger, en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale. Selon le ministre, l’élaboration de cette stratégie se fait avec la participation de l’ensemble des institutions médiatiques et des organismes gouvernementaux, afin de garantir l’unification des efforts et la complémentarité dans le travail. « Cette démarche reflète une vision globale du développement professionnel et médiatique, et assure la transmission efficace des messages nationaux », a-t-il précisé. Zoheir Bouamama a souligné que « la stratégie nationale de l’information ne se limite pas au seul ministère de la Communication, mais englobe tous les secteurs gouvernementaux ». L’objectif est d’orienter les médias nationaux vers le professionnalisme, le respect des lois et la diffusion d’une culture de la connaissance et de la conscience sociétale, tout en mettant l’accent sur le développement des médias spécialisés, notamment dans les domaines éducatif et pédagogique. Le groupe de travail chargé de cette mission rassemble des experts en médias, des chercheurs issus des facultés de communication, des directeurs de laboratoires de recherche et des responsables de différents secteurs gouvernementaux, dans le but de garantir l’exhaustivité et l’efficacité des propositions. « Les consultations ont abouti à des suggestions et initiatives précieuses, tandis que le ministère continue de recevoir des propositions supplémentaires qui seront intégrées dans un plan d’action complet destiné à être présenté au gouvernement pour adoption en tant que stratégie nationale officielle », a indiqué le ministre. Il a insisté sur le fait que la réussite de cette stratégie nécessite l’adhésion de toutes les parties concernées – médias, institutions et société civile – afin de garantir la pérennité de l’impact et l’atteinte des résultats escomptés. « Cette stratégie n’est pas constituée de plans temporaires, mais représente une vision à long terme pour renforcer le professionnalisme, réaliser le développement humain et diffuser les valeurs nationales, conformément aux directives du président de la République », a-t-il affirmé.
Le ministre a particulièrement insisté sur le rôle de la presse spécialisée dans le domaine de l’éducation, appelant les journalistes à « s’adapter aux exigences de la nouvelle phase avec un haut professionnalisme en adéquation avec les objectifs ambitieux fixés par les pouvoirs publics pour promouvoir la qualité de la performance scolaire et renforcer la réforme du système éducatif ». Il a souligné que les médias spécialisés dans l’éducation « revêtent une grande importance dans la sensibilisation face aux défis auxquels est confronté le système éducatif », précisant que ces médias « présentent plusieurs caractéristiques qui exigent, de la part des producteurs de contenus spécialisés, une connaissance exacte des sujets traités, compte tenu de la sensibilité de ce domaine ». « Il ne s’agit pas simplement de rédiger des articles, mais de traiter des dossiers qui se recoupent parfois avec le processus pédagogique et ses spécificités, les programmes scolaires et leurs contenus, sans oublier les questions liées à la sécurité de l’éducation et ses implications », a-t-il expliqué.
1.065.000 candidats pour 40.500 postes d’enseignants
De son côté, le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Sadaoui, a révélé l’enregistrement de 1.065.000 candidats pour le concours de recrutement d’enseignants, qui propose 40.500 postes. Dans une déclaration en marge de la journée de formation, il a précisé que le processus de recrutement est soumis à un système numérique intégré garantissant la transparence et l’égalité des chances, permettant aux candidats de suivre leurs dossiers et de corriger toute lacune dans les délais impartis. « Le classement et la notation des candidats se font automatiquement, selon des critères précis, afin d’attirer les compétences qualifiées parmi les titulaires de diplômes formés dans les écoles normales supérieures, les universités ou les instituts, pour contribuer au processus éducatif », a-t-il expliqué. Concernant les réformes du système éducatif, le ministre a insisté sur le fait qu’elles ne constituent pas une opération circonstancielle réalisée du jour au lendemain, mais un travail continu mené avec prudence et la participation d’experts spécialisés sur le terrain. « La réforme éducative n’est pas soumise à des interprétations individuelles ou à des traitements aléatoires », a-t-il affirmé, ajoutant que celle-ci s’effectue selon une équation équilibrée reposant sur le renouvellement des connaissances scientifiques et l’accompagnement de l’évolution scientifique d’une part, et la protection de l’identité nationale d’autre part. Mohamed Seghir Sadaoui a confirmé que le ministère de l’Éducation nationale demeure « le gardien de l’identité nationale » et que toutes les réformes s’inscrivent dans le respect de l’identité nationale et des valeurs constitutionnelles.
Chokri Hafed

