Ghaza : L’ONU préoccupée par la poursuite de l’agression génocidaire sioniste
Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre dernier, l’entité sioniste poursuit ses agressions contre la bande de Ghaza, semant la mort parmi des populations civiles déjà épuisées par plus de deux ans de guerre génocidaire. Simultanément, en Cisjordanie occupée, les colons sionistes multiplient leurs incursions armées contre les communautés palestiniennes, tandis que les organisations humanitaires internationales sont méthodiquement étouffées. Les Nations unies ont exprimé leur « préoccupation », mais les actes restent bien en dehors de toute réaction proportionnée à l’ampleur de la catastrophe. Selon le dernier bilan des autorités sanitaires palestiniennes publié mardi 3 février, l’agression génocidaire sioniste contre Ghaza a fait 71.803 martyrs et 171.570 blessés depuis le 7 octobre 2023, en majorité des femmes et des enfants. Ces chiffres ne représentent qu’une partie de la réalité : de nombreuses victimes demeurent encore enfouies sous les décombres des quartiers rasés. Plus troublant encore, ces martyrs continuent de s’accumuler bien après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. Depuis le 10 octobre dernier, 529 Palestiniens ont été tués et 1.462 autres blessés, tandis que les corps de 717 martyrs ont été récupérés dans les ruines. Le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a exprimé lundi soir, lors du point de presse quotidien à New York, son « inquiétude » quant aux civils palestiniens tombés en martyrs lors des frappes aériennes sionistes menées le week-end dernier sur Ghaza. Le dimanche précédent, 32 Palestiniens — femmes et enfants pour la plupart — ont été tués dans ces bombardements, selon la Défense civile palestinienne. Des habitations, des tentes, des abris d’urgence et un commissariat ont été détruits.
Cette « préoccupation » onusienne, formulée une fois de plus dans les termes habituels de la diplomatie internationale, contraste avec la barbarie des actes commis sur le terrain, où des populations déplacées, entassées dans des abris de fortune, sont frappées sans répit.
Le secrétaire général de Médecins Sans Frontières (MSF), Christopher Lockyear, a lancé un avertissement sévere depuis Genève : la décision de l’entité sioniste de suspendre les activités de l’organisation dans Ghaza aura des « conséquences catastrophiques » pour la population palestinienne. Cette suspension devrait être effective d’ici la fin du mois de février. Les chiffres témoignent de l’indispensabilité de MSF dans l’enclave : en 2025 seul, l’organisation a assuré plus de 800.000 consultations médicales, pris en charge plus de 100.000 blessés et fourni plus de 700 millions de litres d’eau. « Le peuple palestinien a besoin davantage d’aide humanitaire, et non de moins », a affirmé Lockyear.
Cette décision s’inscrit dans un mouvement plus large de verrouillage : au début du mois de janvier, l’entité sioniste avait déjà confirmé l’interdiction des activités de 37 organisations humanitaires internationales dans Ghaza. Depuis décembre 2025, MSF n’a plus été en mesure de faire entrer des fournitures médicales dans l’enclave. Depuis le début de la guerre, 1.700 agents de santé ont été tués, dont 15 membres du personnel de MSF.
Pendant que le monde fixe son regard sur Ghaza, la Cisjordanie occupée connaît une spirale de violence qui alerte les Nations unies. L’UNRWA, l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens, a mis en garde contre des niveaux de violence « sans précédent » depuis octobre 2023 : plus de 1.000 Palestiniens, dont près d’un quart d’enfants, sont morts. Son chef, Philippe Lazzarini, a dénoncé l’impunité totale dont bénéficient les colons sionistes : « Des dizaines de milliers de personnes sont toujours déplacées. Leurs maisons sont désormais progressivement démolies pour les empêcher de revenir. » Le 2 février, des groupes de colons sionistes ont fait irruption dans la localité de Jiljilyya, à Ramallah, ouvrant le feu sur une habitation, détruisant des panneaux d’énergie solaire et volant des caméras de surveillance. À Qusra, au sud de Naplouse, des colons ont attaqué sous la protection des forces d’occupation, tandis que ces dernières ont saisi un véhicule appartenant à un citoyen palestinien. La situation humanitaire en Cisjordanie touche également des populations particulièrement vulnérables. Selon l’UNFPA, les barrages routiers, les couvre-fieurs et l’insécurité empêchent régulièrement les femmes enceintes d’accéder aux soins, exposant ainsi plus de 230.000 femmes, dont 4.800 femmes enceintes, à des risques graves. Seuls 42 % des établissements de santé de la région restent pleinement opérationnels.
Une communauté internationale qui doit agir Christopher Lockyear a appelé la communauté internationale à faire pression sur l’entité sioniste « afin qu’elle lève toute interdiction visant les organisations humanitaires ». Mais au-delà des mots, les faits sur le terrain montrent un État qui pousse méthodiquement les populations palestiniennes vers l’anéantissement : en les privant de soins, d’eau, d’abri, et en purgant les derniers espaces où les organisations internationales tentent de maintenir une présence. Le monde observe. La Palestine saigne.
L.S.

