Ghaza : L’entité sioniste annule l’évacuation de malades et poursuit ses massacres malgré le cessez-le-feu
L’armée d’occupation sioniste a tué mercredi dix Palestiniens, dont quatre enfants, dans de nouveaux bombardements visant des tentes et des habitations à Ghaza et Khan Younès, tandis que les autorités d’occupation israéliennes ont brutalement annulé l’évacuation médicale d’un troisième groupe de patients prévue le même jour via le point de passage de Rafah, laissant des milliers de blessés et de malades palestiniens dans une situation désespérée, près de quatre mois après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu qui reste largement violé. Des sources médicales citées par l’agence de presse Wafa ont indiqué que sept citoyens, dont trois enfants, sont tombés en martyrs et que d’autres ont été blessés lors d’un bombardement d’artillerie sioniste visant des tentes et des habitations dans les quartiers d’Al-Zeitoun et d’At-Tuffah, à l’est de la ville de Ghaza. Les mêmes sources ont ajouté que trois autres citoyens palestiniens, dont un enfant, sont tombés en martyrs et que d’autres ont été blessés à la suite d’un bombardement de l’armée de l’occupation visant des tentes de déplacés dans la zone de Qizan Rashwan, au sud de la ville de Khan Younès. Depuis l’accord de cessez-le-feu conclu le 10 octobre dernier à Ghaza, après deux ans de génocide sioniste, au moins 556 Palestiniens sont tombés en martyrs et plus de 1.500 autres ont été blessés dans des agressions sionistes, selon les autorités sanitaires palestiniennes.
Au total, l’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza a fait 71.824 martyrs et 171.608 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023, indique le nouveau bilan des autorités sanitaires palestiniennes publié mercredi. Les corps de 21 martyrs et 38 personnes blessées ont été transférés vers les hôpitaux de Ghaza au cours des dernières 24 heures, a précisé la même source, notant que de nombreuses victimes se trouvent encore sous les décombres. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, les corps de 717 martyrs ont également été récupérés.
Sur le plan humanitaire, la situation sanitaire continue de se dégrader dramatiquement. Raed Al-Nems, porte-parole du Croissant-Rouge palestinien à Ghaza, a déclaré dans un communiqué que l’Organisation mondiale de la santé les avait informés de l’annulation par les autorités israéliennes de la coordination pour l’évacuation du troisième groupe de patients et de blessés via le point de passage terrestre de Rafah, sans en préciser les raisons. Selon lui, les équipes du Croissant-Rouge palestinien étaient entièrement prêtes à évacuer des patients de l’hôpital Al-Amal, affilié à l’organisation à Khan Younès, dans le sud de la bande de Ghaza, mais l’annulation de la coordination à la dernière minute a empêché la réalisation de l’opération. L’organisation attend la reprise de la coordination dans l’espoir que le troisième groupe de patients et de blessés puisse être évacué jeudi, compte tenu des conditions humanitaires et sanitaires difficiles auxquelles sont confrontés les patients dans l’enclave palestinienne. Le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires a appelé mardi les États et les organisations humanitaires à accroître l’accueil des patients en provenance de la bande de Ghaza, dans un contexte de persistance de la crise sanitaire et humanitaire. Le Bureau a indiqué que plus de 18.500 patients sont toujours en attente d’une évacuation médicale, appelant à la reprise des référencements médicaux vers la Cisjordanie, y compris Al-Qods-Est. Dimanche dernier, le ministère palestinien de la Santé dans la bande de Ghaza a annoncé qu’environ 6.000 blessés ont un besoin urgent d’évacuation via le point de passage de Rafah afin de recevoir des soins, ajoutant que des cas médicaux critiques nécessitent une évacuation immédiate et que leurs vies sont en danger si des mesures urgentes ne sont pas prises. Le ministère a souligné que le mécanisme actuel d’évacuation demeure insuffisant et qu’il faudrait des années pour évacuer l’ensemble des patients et des blessés. Il a également insisté sur la nécessité urgente d’évacuer au moins 500 patients par jour, afin d’alléger leurs souffrances et de garantir l’accès aux soins requis. De leur côté, des institutions sanitaires et des organisations de la société civile palestiniennes ont appelé à un fonctionnement effectif du point de passage terrestre de Rafah et à la levée des entraves que l’occupation sioniste cherche à imposer à la circulation à ce niveau, de manière à permettre aux patients et blessés palestiniens de voyager librement pour se faire soigner en dehors de la bande de Ghaza.
Tôt mercredi, seulement 40 Palestiniens, dont des femmes et des enfants, sont retournés dans la bande de Ghaza via le point de passage de Rafah avec l’Égypte, tandis qu’un nombre similaire a quitté l’enclave, au troisième jour depuis la réouverture partielle du passage sous de strictes restrictions israéliennes. Lundi, le point de passage de Rafah a repris ses opérations de manière très limitée. Le premier jour, seulement 12 Palestiniens sont rentrés à Ghaza et 20 ont quitté l’enclave, tandis que le deuxième jour, mardi, 40 personnes sont arrivées et 40 autres sont parties.
L.S.

