Entrepreneuriat : L’innovation, un choix stratégique pour la construction de l’économie nationale
Le ministre de l’Economie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, a élevé l’innovation au rang de priorité nationale en affirmant samedi à Annaba qu’elle constitue un « choix stratégique incontournable pour la construction d’une économie nationale basée sur la connaissance et les énergies des jeunes ». Cette déclaration, prononcée lors de la clôture de la 5ème Foire algérienne de l’entrepreneuriat, de la formation et de l’économie de la connaissance, traduit la volonté des pouvoirs publics de placer les jeunes entrepreneurs au cœur de la transformation économique du pays.
S’appuyant sur la dynamique observée dans la wilaya d’Annaba, le ministre a qualifié l’expérience locale d' »exemple pratique de la transformation économique souhaitée », saluant particulièrement l’intégration des efforts entre jeunes, autorités locales et pôles d’innovation qui reflète, selon lui, « l’efficacité des politiques publiques soutenant l’initiative entrepreneuriale ». Cette synergie entre acteurs publics et porteurs de projets incarne le modèle économique que l’État cherche à généraliser à travers l’ensemble du territoire national, fondé sur la valorisation du capital humain et la capacité d’innovation de la jeunesse algérienne. Pour concrétiser cette vision, M. Ouadah a détaillé la batterie de mesures mises en place par l’État pour renforcer le système d’innovation national. Parmi ces dispositifs figure la création du label « entreprise accélérée » (scale-up), qui vise à identifier et accompagner les start-up à fort potentiel de croissance dans leur passage à l’échelle industrielle. L’institution du Prix du président de la République pour la meilleure start-up constitue également un levier de reconnaissance et d’encouragement des projets innovants. Le ministre a par ailleurs souligné l’activation des incitations fiscales incluses dans la loi de finances, conçues spécifiquement pour soutenir les porteurs de projets dans leur parcours « de l’idée à la production et l’exportation », facilitant ainsi la transformation d’initiatives prometteuses en entreprises compétitives sur les marchés internationaux. Le ministre a également mis en avant le rôle croissant de l' »auto-entrepreneur » en tant que pilier essentiel de l’économie nationale, soulignant que cette catégorie d’acteurs économiques contribue significativement à la diversification des sources de création de richesse et d’emplois. La vision future du gouvernement, a-t-il précisé, consiste à « intégrer les étudiants, les chercheurs et les compétences nationales, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, dans le cycle économique tout en accompagnant les grandes transformations technologiques, en tête desquelles l’intelligence artificielle ». Concluant son intervention, Noureddine Ouadah a réaffirmé « la poursuite du soutien de l’État à toutes les initiatives des jeunes à travers des mécanismes flexibles et renouvelables », inscrivant cette politique dans l’exécution des engagements du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à construire une économie axée sur l’innovation et la technologie et à faire des jeunes le principal acteur du développement économique inclusif.
Sabrina Aziouez

