Commerce extérieur : Un dispositif d’importation exceptionnel hors-PPI
Le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations a mis en place d’un dispositif exceptionnel autorisant certaines entreprises à solliciter des importations supplémentaires de matières premières, de pièces détachées et d’équipements, en dehors du programme prévisionnel d’importation (PPI) semestriel déjà en vigueur. L’information a été rapportée dimanche par le quotidien Echourouk, qui cite le député Tahar Benali, membre de la commission des finances et du budget à l’Assemblée populaire nationale, en marge des débats consacrés au projet de loi de règlement budgétaire 2023. Selon les précisions fournies lors de ces travaux par le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, ce mécanisme dérogatoire s’adresse aux opérateurs qui n’ont pu inscrire certains besoins dans le PPI couvrant le second semestre 2026, notamment dans des situations jugées urgentes et directement liées à la continuité de la production ou à l’approvisionnement du marché. Les entreprises concernées pourront déposer des tableaux estimatifs additionnels afin d’obtenir des autorisations d’importation pour des besoins initialement non prévus. Ce dispositif ne remet pas en cause les fondements de la politique commerciale algérienne. Le principe d’interdiction d’importer tout produit fabriqué localement est maintenu, au nom de la protection de l’industrie nationale. Pour les produits partiellement fabriqués en Algérie, les autorités retiennent une approche d’équilibre, limitant les importations à la couverture du seul déficit constaté. Le cas des pièces de rechange automobiles illustre cette logique : leur importation demeure autorisée, mais strictement calibrée sur une évaluation précise des besoins réels.
Pour l’exercice 2023, plus de six milliards de dinars ont été mobilisés pour l’encadrement des échanges commerciaux et la promotion des exportations, avec un taux de consommation des crédits dépassant 81 %.
S.A.

