Assemblée parlementaire de l’OSCE : L’Algérie plaide pour que Ghaza trouve sa place dans le débat parlementaire international
À Vienne, la délégation parlementaire algérienne a élevé la voix pour la Palestine. En marge de la session hivernale de l’Assemblée parlementaire de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), réunie les 19 et 20 février 2026 dans la capitale autrichienne, le député Omar Tarbaq, chef de la délégation algérienne, a interpellé ses homologues internationaux sur un déséquilibre inacceptable dans le traitement des crises au sein des enceintes parlementaires mondiales : le sort de Ghaza, a-t-il affirmé, n’y reçoit pas l’attention politique, morale et institutionnelle qu’il mérite.
La journée d’ouverture des travaux était consacrée, selon le programme officiel, à l’examen des questions liées à la sécurité et à la paix internationales, à la démocratie et aux droits de l’homme, ainsi qu’aux dimensions économiques et environnementales de la sécurité globale. Une session plénière commune réunissait les trois commissions générales de l’Assemblée — affaires politiques et sécuritaires, démocratie et droits de l’homme, économie et environnement — dans ce qui devait constituer, en principe, un moment de réaffirmation des principes du droit international et du multilatéralisme.
C’est dans ce cadre que le député algérien a pris la parole pour dénoncer la sélectivité dans l’application du droit international humanitaire. Il avait, a-t-il expliqué, préparé une intervention consacrée à la paix, au droit international et à la légalité internationale, « dans le cadre d’une vision appelant à rebâtir un ordre mondial plus juste et plus équilibré, fondé sur l’unité des critères et le respect de la dignité humaine sans sélectivité ni discrimination ». Mais ce qu’il a observé lors des travaux de la première journée l’a conduit à hausser le ton : « La question palestinienne, et en particulier la tragédie de Ghaza, ne bénéficie toujours pas du même poids politique, moral et institutionnel que d’autres crises — et c’est une réalité que l’on ne peut ni accepter ni justifier. » Le chef de la délégation algérienne a été plus loin encore dans son analyse, pointant les conséquences de ce silence sur la crédibilité même du discours international. « Ignorer la souffrance de Gaza n’affaiblit pas seulement la crédibilité du discours international, a-t-il averti, cela vide le concept de sécurité globale de son contenu réel. » Pour lui, la sécurité ne peut se construire par fragments, et la défense des droits de l’homme perd tout sens dès lors qu’elle se soumet aux alignements géopolitiques. Il a conclu en rappelant la vocation première des tribunes parlementaires : « Ces enceintes ont été créées pour être des espaces de conscience et de justice. »
L’intervention de la délégation algérienne s’inscrit dans la continuité d’une position de principe constante, qui appelle à l’uniformité des critères dans le traitement des crises internationales et à l’intégration de la question palestinienne — et de la tragédie de Ghaza en particulier — au cœur du débat parlementaire sérieux et responsable. Une position que l’Algérie défend avec une régularité et une fermeté qui lui confèrent, sur ce dossier, une visibilité croissante au sein des forums multilatéraux.
Chokri Hafed

