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Gymnastique : Kaylia Nemour chute aux barres mais reste debout

Une chute, et le rêve s’envole en un instant. Samedi à Cottbus, en Allemagne, lors de la première étape de la Coupe du monde de gymnastique artistique 2026, la prodige algérienne Kaylia Nemour a connu une finale des barres asymétriques cruelle. Victime d’une chute rédhibitoire, la championne de 19 ans a dû se contenter d’une septième place, loin de ce que son niveau réel laissait présager après des qualifications dominées de la tête et des épaules. Le contraste est saisissant. En qualifications, Nemour avait tout simplement écrasé la concurrence avec une note de 15,200, prenant également soin de présenter un nouveau mouvement soumis à la Fédération internationale de gymnastique en vue de son intégration au Code de pointage. Un geste qui témoigne de l’ambition et de la créativité d’une gymnaste qui repousse sans cesse les limites de sa discipline. Mais la finale a raconté une tout autre histoire. La chute, impitoyable dans ce sport où chaque dixième de point compte, a fait chuter sa note à 12,900, la reléguant au bas du classement final.

C’est l’Italienne Elisa Lorio qui a décroché l’or avec 14,266 points, devant la Russe Milana Kaiumova (14,133) et sa compatriote Giulia Perotti (14,033). Un podium entièrement européen, dans une salle allemande acquise à la cause des gymnastes du Vieux Continent, qui n’a pas attendu longtemps pour célébrer ses favorites.

Pour Nemour, la déception est réelle, mais elle n’est pas de celles qui abattent les grandes championnes. Et la suite immédiate du programme lui offre l’occasion idéale de répondre. Dès dimanche, l’Algérienne a retrouvé la compétition pour la finale à la poutre, discipline dans laquelle elle a, là encore, signé le meilleur temps des qualifications avec 14,600 points, devançant nettement la Russe Kaiumova (13,866) et l’Allemande Marie Quaas (13,400). Ce rendez-vous de Cottbus n’est que le premier jalon d’un long circuit mondial qui mènera les meilleures gymnastes de la planète à Bakou, en Azerbaïdjan, puis à Antalya en Turquie, au Caire en Égypte, à Osijek en Croatie, avant de s’achever à Doha, au Qatar, du 14 au 18 avril. Autant d’étapes où Kaylia Nemour aura l’opportunité de confirmer qu’elle appartient, malgré les accidents de parcours inhérents à ce sport exigeant, au très petit cercle des gymnastes qui façonnent l’histoire de leur discipline. Car une chute, aussi douloureuse soit-elle, ne définit pas une carrière. Elle en fait partie.

M. Dahleb

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