8e édition du Grand Prix Assia Djebar du roman : Le jury installé
L’Entreprise nationale de communication, d’édition et de publicité (ANEP) a procédé jeudi à Alger à l’installation du jury de la huitième édition du Grand Prix Assia Djebar du roman, placée sous le haut patronage du président Abdelmadjid Tebboune. Ce rendez-vous littéraire, qui récompense l’excellence romanesque en langues arabe, amazighe et française, ouvrira ses candidatures en mars pour une remise des prix prévue en juillet. La cérémonie d’installation s’est déroulée à l’hôtel El-Aurassi, à l’issue d’un iftar présidé par Kamel Messaoud Alghem, PDG de l’ANEP. L’événement a réuni plusieurs personnalités de premier plan, dont Kamel Sidi Said, conseiller auprès du président de la République chargé de la Direction générale de la communication, Amar Bendjedda, président de l’Autorité nationale indépendante de régulation de l’audiovisuel (ANIRA), Mohamed Baghali, directeur général de l’Etablissement public de la Télévision algérienne (EPTV), Samir Gaid, directeur général de l’Agence Algérie Presse Service (APS), Rachid Bestam, directeur général de l’Etablissement public de Télédiffusion d’Algérie (TDA), et Hamza Benhamouda, PDG d’Air Algérie, ainsi que diverses personnalités culturelles et médiatiques. Le jury, présidé par le traducteur et poète Hakim Miloud, compte dix membres représentant la diversité du paysage littéraire algérien. En font partie le sociologue Mustapha Madi, le spécialiste en littérature populaire Hamid Bouhabib, l’écrivaine Maïssa Bey, Cherif Meribai, président de l’Académie algérienne de la langue arabe (AALA), l’écrivaine Meriem Guemache, la romancière Leïla Hamoutène, le poète Ahcene Mariche, le chercheur en langue amazighe Koussaïla Alik et le poète et traducteur Idir Belali. Lors de son intervention, Kamel Messaoud Alghem a souligné que le Grand Prix Assia Djebar du roman « est devenu un rendez-vous culturel incontournable et une tribune célébrant la créativité et honorant les plumes d’exception ». Il a rappelé que « depuis sa création en 2015, ce prix s’attache à promouvoir les plumes littéraires algériennes dans les trois langues arabe, amazighe et française, issues de toutes les wilayas et de toutes les générations, sans distinction aucune ». Le PDG de l’ANEP a également évoqué l’édition précédente, « placée sous le thème +Des plumes résistantes+, en hommage aux écrivains et auteurs palestiniens tombés sous les feux de la horde sioniste », précisant que « l’édition actuelle sera placée sous un thème en phase avec la conjoncture actuelle ».
Le responsable a par ailleurs rendu hommage au soutien présidentiel dont bénéficie cette manifestation littéraire. Il a souligné que « ce prix littéraire a, depuis sa création, été placé sous le haut patronage du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune », lui exprimant « ses remerciements et sa gratitude pour l’attention et le soutien constants accordés aux activités et manifestations culturelles et littéraires, convaincu de leur rôle pivot dans l’animation de la scène culturelle nationale, la promotion de l’excellence et la consécration des valeurs portées par l’Algérie nouvelle ». De son côté, Hakim Miloud, président du jury, a précisé les modalités pratiques de cette nouvelle édition organisée sous l’égide du Ministère de la Communication. Les candidatures « sont ouvertes aux maisons d’édition, et les œuvres candidates seront réceptionnées dès le début du mois de mars, tandis que la cérémonie de remise des prix est prévue pour le mois de juillet prochain », a-t-il indiqué. Le président du jury a rappelé que ce « prestigieux prix littéraire portant le nom de l’écrivaine et universitaire algérienne Assia Djebar (1936-2025), vise à récompenser la meilleure œuvre romanesque écrite dans les deux langues nationales, arabe et amazighe, ainsi qu’en langue française ». Il a ajouté qu’il « constitue également un hommage à la richesse et à la diversité de la littérature algérienne, en œuvrant à la promotion et à la valorisation de la création littéraire nationale, ainsi qu’à l’encouragement de la créativité, de l’édition et de l’industrie du livre ». La septième édition avait couronné trois lauréats représentant la diversité linguistique du prix. L’autrice et traductrice Inaam Bayoud avait remporté le prix en langue arabe pour son roman « Houaria » publié chez Mim Edition, Hachemi Kerrache s’était distingué en langue amazighe avec « 1954, Talalit n Usirem » aux éditions Thira, tandis qu’Abdelaziz Otmani avait été récompensé pour la langue française avec « Sîn, la lune en miettes » publié aux éditions Casbah.
Mohand S.

